ATEMI Mont d'Or est affilié à la FFKADA

compteur

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_countervisites aujourd'hui45
mod_vvisit_countervisites ce mois9392

Lettres du professeur



Les cinq émotions perturbatrices et conflictuelles

D’après certains textes bouddhistes au cœur desquels il m’arrive, non sans difficultés de m’aventurer, je crois comprendre que nos vies sont toutes soumises à cinq émotions dites conflictuelles et perturbatrices, qu’il convient d’essayer de combattre de peur qu’elles ne gâchent notre trop bref passage sur terre. Certaines pratiques peuvent ainsi nous amener à substituer certaines sagesses à ces émotions. Il s’avère probable que la pratique de la posture de base sur deux appuis fut conçue en tant que pratique spirituelle avant de servir de substrat à l’art martial interne.

Cette pratique, que j’ai découvert par le biais de cet applicatif en 1986, nous amène à prendre conscience de l’impermanence de choses. De la relativité de nos pulsions et de nos frêles convictions, de la futilité de nos états d’âme au regard de l’histoire de l’humanité dont nous ne sommes que de misérables traits d ‘union éphémères et filants comme des étoiles que nous nous efforçons de devenir, mais que nous ne serons jamais. De par notre trop de comportements erratiques.

Dans un objectif d’auto protection. ll convient, lors de l’exécution de ces longues plages de posture de l’arbre, de s’imprégner de la parenthèse temporelle à laquelle elle nous permet d’accéder, qui nous maintient dans un « ici et maintenant* » ramenant le futile fuyard qu’est notre esprit de ses chroniques incursions dans un passé entreposé dépassé, ou un futur spéculatif anticipé. Cette dimension s’affirmait d’ailleurs chez les philosophes latins avec leur « hic et nunc »*, ou chez des philosophes comme Durkheim avec la recherche de l’immanent « moi intérieur ».

Ne passons nous pas ainsi à consumer nos vies à nous accrocher à des choses illusoires que nous voulons permanentes ? Voyons- nous les choses et les gens de la manière pure dont nous devrions éduquer notre esprit à les voir ? Que voyons-nous quand nous regardons une rose ? Voyons- nous tous la même chose ? Voyons nous d’abord ses épines, nous focalisons nous sur son odeur sa couleur, sa beauté ? Mais voyons- nous à travers la permanence de nos filtres sociétaux résolument orientés et la dualité de nos interprétations ce qui caractérise l’essence même de la rose ? Ne devons nous ainsi pas tendre à ne jamais être séparés du réel par des mots, des idées, des opinions, des croyances petit à petit conceptualisés, ceux teintés par notre égo, en fin de compte si faibles ?

Ces cinq émotions conflictuelles et perturbatrices, spontanées et éruptives, d’une manière ou d’une autre universellement évoquées par toutes les confessions, constituent l’exsurgence d’une négative alchimie, si leur énergie n’est pas résorbée à temps.

S’il fallait les hiérarchiser, l’ignorance constituerait la plus pesante d’entre elles. J’entends par ignorance non pas le manque de cognition, de culture ou d’instruction, mais plutôt l’ignorance de nos propres tares, de nos déficits comportementaux de tous ordres dont nous inondons chaque jour notre entourage, tout en ayant l’impression d’être parfaits. La quête de la sagesse propre à l’espace s’oppose à ce défaut, sagesse selon laquelle l’espace conféré par tous les êtres et toutes les choses

doit être pris en considération afin d’aboutir à des décisions et engagements comportementaux autant que faire se peut objectifs. Et surtout consensuels.

L’orgueil vient ensuite, qui nous inonde tous plus ou moins, de sa suffisance nous amenant à insidieusement nous placer en toutes circonstances et pour toutes choses au dessus des autres, doit être combattu par la sagesse de l’équanimité. Celle qui consiste, dans notre fore intérieur, à spontanément donner le même crédit à chacun et à chacune, femme ou homme, enfant ou adulte, jeune ou vieux, beau ou laid, cultivé ou pas, blanc ou noir, de gauche comme de droite ? Ce sans passer arbitrairement qui que cela soit au crible de notre propre référentiel.

Le désir et l’attachement, pourtant bien humains et souvent si romantiques, doivent nous amener, grâce à la sagesse discriminante, à apprendre à mesurer l’’impact des effets potentiellement et objectivement négatifs au sein de toutes situations. Les mots alors employés recélant ainsi un impact sémantique différemment perçu selon la culture, la provenance familiale, le parcours conditionnant la capacité de chacun à dominer cette émotion.

La jalousie, cet acide antagonisme persistant envers ceux qui possèdent ce ou ceux que l’on n’a pas et que l’on voudrait, doit être combattu garce à la sagesse dite ‘toute accomplissante » celle qui doit aboutir à une considération agoniste consistant à accepter que d’autres peuvent avoir, ont, ou vont avoir des revenus, ou déployer des qualités, ou bénéficier de la part de tierces personnes, des biens, des valeurs, des sentiments que l’on brigue pour soi même, dont on rêve d’avoir la primeur.

La colère, qui nous submerge, qui nous affaiblit, qui révèle nos piètres limites, doit, elle, être combattue par la sagesse dite semblable au miroir, celle qui nous reflète notre veule image, celle de notre ire , mais qui a ceci d’intéressant qu’elle reflète la pureté de notre émotion.

Or, dans ces cinq cas de figure, nous devons parvenir, suite à ce vide temporel s’étant installé en nous grâce au travail de la posture mentale, à capter la prime pureté de ces émotions pour les « alchimiser « en sagesse correspondante, avant que ne nous investissent nos idées ancrées, nos poncifs, nos postures mentales, sociales, mondaines, sociétales, en tout cas empreintes de nos apriori . Nous devrions tendre à ne plus être séparé du réel par les mots, par les images, comme celles d’un passé qui nous fit tant de fois souffrir, ou d’un futur que nous bâtissons de toute pièce, qui nous savons pourtant qu’il ne ressemblera en rien à celui auquel nous escomptions quand viendra le temps de le vivre..dans la vraie vie.

 

JC Guillot

 

 

Yi chuan  ou Da Cheng chuan

Boxe du grand accomplissement ou boxe du fait suprême.
Cette pratique ne fait pas partie de l’école Cheng Ming, mais l’a considérablement influencée


Les origines du Da Cheng Chuan.
Le Da Cheng Chuan est un art martial contemporain, que l’on peut , selon un raccourci  osé, considérer comme une synthèse simplifiée des arts martiaux traditionnels  internes chinois.
Wang Xiang Zhai (1885-1963) en fut le fondateur. Maitre historique, d’un niveau pugilistique et humain exceptionnel grâce à une intense  pratique tout au long de sa vie, sa pratique fut couplée avec des  voyages initiatiques aux cours desquels il renforça son niveau en acquérant le savoir d’autres maitres issus de divers  courants ;  il eut à relever de  nombreux défis  dont il sortit  toujours vainqueur, IL apprit énormément  notamment auprès de Guo Yunshen, célèbre maitre de Xing yi chuan (voir dans la même rubrique).  Les éléments constitutifs du yi chuan ou da Cheng chuan  semblent également avoir été puisés et transformés dans un art encore plus ancien que le Xing yi chuan , le Xinyihequan. Le da Cheng chuan est considéré par de nombreux artistes martiaux, issus de divers courants, comme l’art martial ultime et suprême..
Les principes du yi chuan ou Da Cheng chuan
Le Da Cheng chuan  vise  l’efficacité  selon une série limitée d’exercices idéomoteurs visant à entrainer le corps, mais surtout l’esprit, au travers du développement de ce que les chinois nomment les trois trésors : le Jing, le qi et le sheng, ,le jing soit l’essence,  relié  à la substance terrestre, le sheng, ou esprit, relié à la substance cosmique, et l’énergie ,le qi,  élément permettant de relier les deux précédents éléments. La pratique du Da Cheng chuan recèle donc une incontestable dimension spirituelle  qui vise plus loin que la simple efficacité  en combat :  Les mêmes valeurs que celles développées dans las autres arts martiaux abordés à Atemi, sont visées.
Le contenu du Yi chuan ou Da Cheng chuan , ou les sept portes .
La pratique du Da Cheng chuan  peut se décliner en sept types d’exercices , tous complémentaires les uns des autres Tous exigent de la  part de l’adepte un long investissement personnel régulier, basé sur une transmission  authentique, prodiguée par un maitre, à défaut,  un expert .  Les résultats sont longs à venir  . La pratique, basée sur la qi gong yang Cheng, (postures, essais de force, déplacements lents attentifs)  a  en tout cas pour effet d’assurer à l’adepte sérieux  une santé florissante (voir l’ouvrage basique de maitre Yun Yong Nian). Le registre technique du Da Cheng chuan se base également , comme pour le Xing yi chuan, sur les cinq éléments et sur les techniques de cinq animaux . Ces  techniques doivent être optimisées grâce aux travaux sur les sept  portes.
Les sept portes du Da Cheng chuan sont :
-Le travail basique , immobile, ingrat mais  essentiel , sur les postures, ou Zhan  Zhuang, sur un ou deux appuis  selon ses  nombreuses variantes.
L’immobilité corporelle accompagnée d’une activité mentale particulière amènent ,sur le plan physique et  le système nerveux de profondes transformations.
-Les marches lentes, linéaires, mucabu, ou santiaobu, ou en cercle, pakuabu. (voir pakua chuan  dans la même rubrique)
-Les essais de force hexadirectionnels, sur place ou en déplacements (shi li)
-Le travail sur les sons ou shisheng, pour apprendre à distribuer la force dans l’ensemble du corps .
-La recherche d’explosion de force ou fa li
-Le travail par deux de pousse mains, ou tui shou, à une ou deux mains.
-Le travail d’application en combat en auto défense,  ou shizhang,  sans forme de compétition, cela va de soi .
Les expert que nous avons choisi comme guides, sont Christian et Michelle Ribert, du centre Calam, en Auvergne (voir rubrique « sites amis ») .
Ils ont eux mêmes disciples de maître Wang Shang Jie , lui même proche disciple du fondateur Wang Xiang Zhai

 

 

Le Bagua- Zhang de l’école Cheng Ming

  1. Les origines du Bagua- Zhang

La plupart des adeptes de cette discipline reconnaissent Dong Hai Chuan (1797-1882) comme étant le fondateur du style. On pense que cet adepte l’a conçue sur la base des exercices de marche en cercle que pratiquaient les moines taoïstes. D’après certains chercheurs, elle pourrait aussi émaner de l’observation des phénomènes astronomiques,, ses techniques orbitales reproduisant la course de la terre autour du soleil, ce qui la rapproche indubitablement des pratiques des derviches tourneurs (Djalal al Dim Roumi, 1207-1273). La structure historique finale de cet art supérieur est également très complexe, basée sur le livre du Yi jing, ou livre des mutations, traitant de la cosmogonie taôiste. La corrélation entre Bagua et Ji- Jing est également d’un abord complexe. 64 changements (8 x 8, 8 étant pour les chinois le chiffre sacré) correspondants aux 64 hexagrammes du Ji- Jin g sont enseignés étape par étape, au travers de 8 différentes formes, avec ou sans armes, selon une durée et une complexité croissante.

  1. Le principe du Bagua Zhang de Cheng Ming

Les techniques ou changements de paumes, sont effectuées selon des déplacements uniquement circulaires, assortis d’un pas lent chaloupé soigneusement glissé, le regard vissé sur le centre du cercle, protégé derrière une paume, l’autre, placée sur le côté, rétablissant un équilibre de tenségrité. L’’utilisation des paumes est prépondérante, avec les mains largement ouvertes et concentrées, en constant mouvements, selon une gestuelle également ample et circulaire. L’étude débute par l’assimilation sur place, du Ba mu Zhang, ou les huit paumes mères, puis, en déplacement circulaire. Elle se poursuit sur place avec l’étude des changements de paume de Dan-Cao, puis sur le cercle avec Lian huan Zhang, ou les huit paumes reliées. Cinq autres enchainements, avec ou sans armes, d’une croissante complexité, complètent cet art très spécial. La pratique du Bagua est un défi mental et physique qui exige beaucoup de concentration une immense patience, un esprit très calme et très concentré. Il en résulte petit à petit l’installation d’une force élastique spirale générant dans le corps des mutations internes profondes.

  1. Les bienfaits du Bagua- Zhang

La pratique régulière du Bagua développe considérablement la force interne et l’équilibre. Le corps, soumis à une traction continue en torsion, subit un puissant étirement de tous les muscles du tronc, amenant l’adepte à une étonnante capacité de disponibilité, de légèreté, de mobilité constante, ainsi qu’une souplesse élastique et une explosivité potentielle conférant une redoutable efficacité dans la pratique de l’auto défense ou du combat libre.

Ce style, situé au plus profond de la pratique interne, complète le triptyque Tai chi – Bagua-Xing yi , les trois styles internes chinois. IL est abordable et réservé, tout du moins dans ses exercices supérieurs, aux élèves avancés de l’école.

 

Le Xing- yi chuan de l’école Cheng Ming

1-Origines.

Le Xing- yi- chuan, c’est la boxe du cœur et de l’esprit, de l’intention (yi) . Il est l’un des trois arts martiaux internes de la boxe chinoise, considéré comme l’un des plus anciens styles de combat chinois. L’origine du Xing- yi- chuan est attribué au légendaire général Yu Fei, un héros du XIIe siècle qui vécut sous la dynastie des Song du nord (960-1127) et des Song du sud, ( (1127-1279) . La redécouverte et remise en vogue du Xing- yi- chuan est attribuée à JI Long Feng, aussi appelé Ji Jike), qui étudia le style sur le Mont Zhong Nan au XVIIe siècle. Il est considéré par toutes les écoles de Xing- yi comme le père de la méthode, et toutes lui font références.

2-Le Xing- y-i chuan de l’école Cheng Ming.

Le Xing- yi de l’école Cheng Ming a un lien direct et continu avec les racines profondes du style original. Maitre Wang Shu Jin, émigré en 1948 à Taiwan afin d’y poursuivre son travail d’enseignement et de propagation des arts martiaux internes, fut un des héritiers de la tradition du Xing yi et du Bagua de Zheng nan. Il est donc important de noter que sa transmission ne fut en aucun cas affectée par l’influence réductrice de la révolution « culturelle » de Mao, qui toucha la plupart des maitres d‘arts martiaux .Cette époque, de 1966 à 1969, vit s’instaurer l’interdiction absolue de pratiquer et d’enseigner publiquement, au point que plusieurs maitres furent persécutés, arrêtés, voire exécutés, certains, comme Wang Shu Jin, purent fuir la Chine. Tout ce qui comportait une dimension traditionnelle, littéraire, philosophique ou artistique, comme les arts martiaux internes, fut purement et simplement éradiqué du paysage culturel quotidien. Cette influence s’apposa encore jusqu’environ de 1976, certaines écoles et certains cours, pouvant être considérés comme des trésors nationaux, furent ainsi irrémédiablement perdus. C’est ainsi que peu de styles ont pu bénéficier, après 1976, d’une transmission complète. Les quelques maitres qui choisirent, malgré le danger, de perpétuer leur enseignement, durent le faire dans le plus profond secret. L’école Cheng ming Europe n’enseigne le Xing-Yi- Chuan qu’aux élèves ayant préalablement assimilé correctement les bases du Nei gong et la forme complète du Zheng Zong tai chi chuan.

3- Les fondements du Xing- yi- chuan .

Le Xingu yi chuan se fonde sur la théorie du concept yin –yang, corrélée au cinq éléments et aux douze animaux. La théorie des cinq éléments ( Wu Xing chuan), (bois, feu, terre, métal, eau) directement issue de la médecine traditionnelle chinoise, puise son application martiale dans la manière de solliciter, selon chaque type de percussion, l’organe interne correspondant, développant ainsi l’énergie et la force spécifique à chaque technique (exemple, pour le bois, aidé, par l’énergie du foie, l’attaque, d’estoc, est pénétrante. Pour le métal, le sabre de mains, en corrélation avec les poumons, le coup est tranchant. Pour l’eau, l’attaque, en corrélation avec la les reins est dévastatrice comme un tsunami. Pour le feu, en relation avec le cœur, l’attaque est explosive, et enfin, déracinante pour la terre, en relation avec la rate. Le style comporte également le travail des douze animaux , (Shi er Xing ), qui complète et enrichit la théorie des cinq éléments. ( Tigre, cheval, frégate, ours, aigle, serpent, crocodile, coq, faucon, hirondelle, singe et dragon instillent une immense variété dans les techniques de combat, non seulement en percussion, mais aussi en poussées, tirées, soumissions, torsions, étranglement, piétinements et arrachements. La méthode est complétée par quelques enchainements traditionnels mixant éléments et animaux, dont l’exécution peut corroborer l’opinion selon laquelle le Xing- yi chuan serait bel et bien l’ancêtre du karaté japonais. Le Xing- yi- chuan est un art de combat très linéaire, affirmée par la force interne d‘émission de l’adepte .Les formes sont conçues autant pour protéger le corps, que pour produire sur l’adversaire un effet de surprise, puis, de domination maximum. Chaque technique est conçue pour accéder à une efficacité maximum, applicable aussi bien dans un cas de légitime défense, qu’en combat libre. Le principe du Xing- yi -chuan consiste également en un enchainement de mouvements fluides et continus exécutés grâce à une structure corporelle renforcée par la pratique régulière du Nei- gong et du Zheng Zong Tai-chi chuan. Le Xing- yi-- chuan est également idéal pour résister aux coups de l’adversaire, tout en émettant sur chaque technique, une force explosive. L’adepte avancé ayant assimilé ces trois familles techniques peut alors envisager d’aborder l’étude des armes traditionnelles avec, entre autres, l’épée, le bâton long, le bâton court.

4-Les bienfaits du Xing- yi- chuan.

Du point de vue énergie et santé, le Xing- yi- chuan permet de développer une cage thoracique souple, ce qui profite à la capacité respiratoire, donc circulatoire, générant une meilleure irrigation du cœur. La force élastique et explosive peut ainsi être cultivée, tout en favorisant le tonus musculaire et les connections psychomotrices. Le Xing- yi- chuan est réputé, parmi tous les styles internes comme étant celui ayant la plus haute capacité d’accès à la force et à la volonté. Comme les autres styles internes, il contribue à considérablement renforcer les membres inférieurs, et à combattre l’ostéoporose.



 

 

Le tai chi chuan de Atemi-Cheng Ming France

1-Les origines du tai chi chuan

(Boxe du faîte suprême)

TAI : exprime l'ultime, l’extrême

JI : la limite, le faîte, le suprême

QUAN : le poing, le combat, l'action

Comme la plupart des arts martiaux traditionnels chinois, les origines et la naissance du tai chi chuan ne sont ni clairement datées ni formellement attribuées à une personne en particulier. Différentes études et recherches diverses suggèrent, de longue date, plusieurs possibilités. La plupart des exégètes en la matière attribuent l’origine de cet art au légendaire Zhang San Feng qui aurait vécu au cours de la dynastie des Yuan, entre 1279 et 1368. Ce personnage qui aurait pris sa retraite sur le Mont Wudang, aurait élaboré une méthode pugilistique en observant attentivement un combat entre un serpent et une grue. Cet art fut à l’époque nommé « la boxe des treize positions «, constituées par la somme des cinq éléments (wu xing) et des huit trigrammes (Bagua), issus du Yi Jing, le livre des mutations. On les appelle aussi, les huit portes (ba men) .D’autres chercheurs affirment que le tai chi chuan a pu voir le jour grâce à une synthèse des techniques martiales des principes taoïstes avec la boxe du temple bouddhiste de Shaolin.

Comme pour la plupart des arts martiaux chinois, le tai chi chuan, au fil du temps, lors de la transmission d’une génération à l’autre, lors de l’interprétation de maitre à disciple, aussi, selon des apports extérieurs de certains experts, s’est scindé en plusieurs branches. Cet art ainsi évolutif portait le nom de sa famille fondatrice, d’autant plus que les secrets inhérents à uns style étaient jalousement gardés et transmis uniquement de père en fils. Malgré dela, une inévitable arborescence de sous styles se propagea au fil des générations, dont les premiers, dès à partir de l’école de Chen, qui semble être la plus ancienne, sont la famille Yang, ou Sun ou Wu, ou Hao, toutes ayant contribué à véhiculer les grands principes généraux de l’art interne. Il semble toutefois que le terme «  tai chi chuan » ait été adopté par Yang Lu Chan, qui créa à partir du Chen le style Yang, nom qui se répandit ensuite dans toute la Chine, pour être finalement adopté par tous les styles. Le texte le plus ancien découvert à ce jour à cet effet, est attribué à Tsun-Yue.

2- Le tai chi chuan ou boxe de la polarité suprême

Cette boxe, car il s ‘agit bien d‘un redoutable art martial, et non pas seulement une pratique de santé, applique les principes taoïstes yin et yang de la polarité universelle. Au même titre que le Xing yi chuan et la Bakua, les deux autres des arts martiaux traditionnels chinois .La représentation graphique du Tai chi, est universellement connue, sous l’aspect des deux gouttes blanches et noires s’interpénétrant dans un cercle, chaque goutte ayant dans son centre, une goute de la couleur opposée afin de signifier que l’indissociabilité du Ying et du yang établit l’équilibre de toute chose au sein de l’univers. Cette représentation est appelée « schéma tai chi », ( Taiju) le tai chi chuan est donc bien un art martial qui remonte aux origines du des principes du tai Ji. Il s’agit d’un style qui met l’accent sur la lenteur et la continuité lors de l’entrainement, sur la recherche d ‘une force globale élastique, (fa jing) qui peut déboucher sur une force explosive en spirale (fa li) . Il se pratique selon un nombre prédéterminé de techniques enchainées qui doivent être étudiées, reproduites et exécutées selon une minutie horlogère. Puis elles doivent être renforcées par de fréquentes plages de travail postural variées, issues du nei gong yang sheng, puis expérimentées grâce aux avec les très nombreux exercices de » la poussée des mains », (tui shou), qui permettent d’étalonner l’encrage, la fluidité, la sensibilité et l’anticipation, sur place ou en déplacement, qualités particulières contenues dans cet art redoutable.

3-Le tai chi chuan de l’école Cheng Ming.

Le tai-chi mis au point par le maitre fondateur Wang shu Jin est également connu sous le vocable « tai chi des synthèses authentiques », ou encore, « tai chi orthodoxe » (Zheng zong tai chi chuan). Il fut finalisé vers 1929 par un comité de maitres collégialement décidés à maintenir les principes de la tradition, en prélevant, à partir des enchainements des styles connus (Chen, Yang, Sun, Wu) , ceux des passages qu’ils estimaient être les meilleurs. Wang Shu Jin y rajouta ensuite des éléments de Bagua et de Xing yi . Il fut ainsi aussi nommé « le tai chi complet », ou » tai chi unifié », au vu des trop nombreuses dérives qui d’ailleurs affectent encore aujourd’hui ce superbe enchainement . Il fut encore enrichi avec l’apport par Wang Shu Jin des techniques internes du Da Cheng chuan. Il est composé de trois parties, six sections, 99 techniques, selon un ordonnancement rigoureux offrant à l’adepte une synthèse des arts martiaux internes chinois. Il se pratique, dans sa complétude, en 25 minutes environ, sur un rythme très lent. Il fut également pratiqué et enseigné par Chen Pan Ling, grand expert en arts internes chinois.

4- Les bienfaits du tai chi chuan.

Le tai chi est réputé dans le monde entier pour sa douceur, sa grâce, la sérénité , la paix qu’il dégage, qui en fait une véritable méditation en mouvement. Sa pratiques ‘adresse à tous les âges. Pour les plus jeunes, elle favorise un développement harmonieux du corps, stimulant la croissance d’une manière équilibrée, grâce à l’alignement postural conférant une rectilignité spinale et un net renforcement des membres inférieurs. Elle permet aussi d’accroitre l’attention, la concentration, la volonté, sans oublier l’auto discipline et la détermination. Chez les jeunes adultes, aussi bien que ceux ayant atteint un âge avancé, la pratique de cet art confère une fonction préventive de lutte contre certaines maladies cardiovasculaires, retardant aussi l’ostéoporose. Le tai chi favorise la coordination, l’équilibre, la stabilité, augmente la capacité de résistance et d’endurance, en particulier dans les membres inferieurs. IL augmente le flux sanguin, , favorise l’oxygénation des tissus et des organes internes, active les processus d’’éliminaition des toxines. Porter attention aux détails posturaux et gestuels génère l’installation d’un esprit auto critique et le maintien de la fonction cognitive. L’aspect martial de cette pratique favorise la continuité et la fluidité. Ses capacités applicatives à distance diverses déploient un vaste florilège de percussions, de clés, de préhension et de diverses techniques de combat. Sa teneur en énergie constitue enfin un immense réservoir pour les adeptes de toutes autres disciplines. Une fois l’enchainement des 99 pas maitrisé, l’adepte doit ensuite assimiler le long et difficile enchainement à l’épée.

 

Le qi gong Yang Sheng de l’école Cheng Ming

  1. Origines du qigong Cheng Ming.

Le qigong (travail sur les énergies) propre à l’école Cheng Ming est imprégné des notions philosophiques du bouddhisme et du taoïsme de tradition « yang sheng « (nourrir la vie). Ces notions visant au développement personnel et à la recherche d’une efficience optimale en toute circonstance pour tout individu dans un milieu donné, débouchent sur de très nombreux exercices découlant du travail postural. Tous furent concoctés par le maitre fondateur Wang Shu Jin, faisant suite à sa collaboration avec maitre Wang Xiang Zhai, le fondateur du Yi chuan- ou Da Cheng chuan. Cette notion interne conférée par la pratique du qigong, imprègne les pratiques martiales du Zheng Zong Tai chi chuan, du * Xing yi chuan, et Bakua Zhang* pratiques martiales composites de notre école. Ses origines ne peuvent être attribuées à une source unique, dans la mesure où cet aspect synthétique fut élaboré grâce à l’apport de plusieurs écoles de médecine chinoise, de plusieurs écoles de méditation, selon des conceptions philosophiques et religieuses complémentaires. Qigong est donc un terme relativement moderne, diversement nommé au sein des ces écoles composites. En 1973, furent découvert en Chine des fragments de rouleaux datant de 2500 ans, comportant des dessins explicatifs de certains de ces exercice destinés à se prévaloir de la maladie et à augmenter son bien être.

2. Les bases théoriques du qigong Cheng Ming.

Le qigong, ou « énergie «  ou « contrôle du souffle », également nommé « nei gong « , « contrôle interne du souffle », consacre une série roborative d‘exercices et de techniques en vue d’améliorer la santé et le bien être personnel, le renforcement et l’équilibre intérieur. Le qigong provient d’une combinaison de différents éléments culturels mis au point sur une durée de quelques cinq milles ans. Le qi gong est en tout cas la matrice des arts martiaux internes chinois, ainsi qu’une discipline issue de la médecine traditionnelle chinoise. Les autres éléments qui ont contribué à sa formation sont, outre les courants de méditation taôistes et bouddhistes, le yoga indien et les écoles d’arts martiaux internes, telles celles précitées*, et le Shaolin-chuan. Le qigong est basé sur le concept selon lequel plus la fluidité, alliée à la rapidité, à la synchronie du mouvement et du souffle sera assurée, plus grande sera seront l’équilibre, la force, la résistance et la capacité de l’individu à l’adaptation à l’environnement, ou à tout type de situation conflictuelle, mentale ou physique. La croissance de cet équilibre intérieur permettra d’améliorer et d’harmoniser ce que les chinois nomment les trois trésors, soit « jing », ou l’ « essence », terme incluant tous les fluides corporels vitaux, le «qi », « souffle ou énergie », incluant les sensations et toute démarche psycho physiologique . Le   « shen », ou l’esprit, terme couvrant l’état d’esprit, relatif à toute dimension psycho cognitive, consciente ou inconsciente. Les exercices de qi gong de l’école Cheng ming sont donc tous basés sur la quête du triple contrôle du corps, ( jing ), du souffle, ( qi ), et de l’esprit,( sheng).

  1. L’outil principal du qigong de l’Ecole Cheng Ming.

Les exercices posturaux sont connus en Chine sous le vocable de « zhan zhuan » (pole érigé). Ils consistent à demeurer dans une apparente immobilité entre terre et ciel, cherchant à la fois l’enracinement selon le pole yin et l’élévation de la tête vers le ciel, pole yang. L’immobilité n’est en effet qu’apparente, car l’adepte doit solliciter consciemment les milles connections intermusculaires et tendineuses que comporte le corps, tout en demeurant concentré selon un protocole respiratoire et surtout mental constituant l‘aspect le plus ardu de cette pratique. L’enracinement peut être travaillé sur un ou deux appuis, soit sur deux pieds ou un seul, selon une trentaine de postures, réparties en plusieurs groupes distincts, selon des positions de bras plus ou moins levés ou tendus Ils peuvent être déclinés également en bougeant les bras sur place, en se déplaçant avec les bras fixes, ou encore avec les bras mobiles, coordonnés ou décalés. Lorsque l’adepte s’est familiarisé avec cette pratiques si possible quotidienne, il y gagnera une bien meilleure perceptions de son corps, ainsi qu’une capacité respiratoire bien plus profonde et un mental de beaucoup plus calme , empreint du recul nécessaire à la gestion efficiente de tout type de situation conflictuelle, de la simple dispute conjugale jusqu’à l’ agression armée dans le rue ou l’annonce de la maladie ou de la mort. Ce travail sur soi par la pratique de la posture cultive donc , à la longue, ses ressources internes occultées par notre mode de vie, amenant petit à petit l’adepte à apprendre à émettre la force, l’énergie, le « qi », autrement dit, à la faire sortir, avec, bien entendu, une application ultérieure possible sur les techniques externes des trois arts martiaux de l’école, internes donc, donc , dans la mesure où ils sollicitent des compétences intrinsèques, sortant du cadre exclusivement musculaire et gymnique.des arts dits externes .

  1. La finalité du qigong et du yang sheng

Comme nous venons de le voir, le qigong de l’école Cheng Ming ouvre trois principaux pôles de croissance chez l’adepte. Dans le droit fil des substrats de la médecine chinoise traditionnelle, une meilleure santé générale s’installe généralement d’une manière durable, assortie d ‘un constant bien être. Une capacité de relativisation des aléas que la vie nous dépêche sur une base quotidienne nous permet de pouvoir relativiser tout type d’adversité, donc de sublimer le stress (capacité d’accentuer la perception d’une situation négative) (Hans Selye) ce stress peut être d’ordre physiologique, émotionnel, psychologique, comportemental, cognitif, ou tous à la fois. Ils entravent tous nos capacités d’adaptation à l’événement. (Hans Selye). Une puissante capacité d’auto défense habite enfin ceux des adeptes qui se donnent la peine de superposer ces techniques internes avec celles externes, jusqu’à être en mesure de les juxtaposer à tout moment, comme l’exsurgence d’une capacité devenue aussi naturelle que spontanée, comme un jaillissement d’imprévisible nouveauté …pour l’agresseur (H Bergson) . Mais là n’est pas l’objectif principal de notre pratique globale.

 

Proposition pour une attitude gagnante en cas d ’agression .


A la demande de plusieurs d'entre vous, j'ai cru bon  reformuler la présentation et les grandes lignes  de notre cours de self défense, en priorisant, plutôt que les techniques de défense,  le  climat psychologique périphérique à l’agression :

1-Constat.

L'insécurité grandit.

Les agressions  de tous types, dans votre entourage immédiat, se font plus nombreuses  plus fréquentes, parfois de plus en plus violentes.

Vous n'êtes pas rassurée.

Vous souhaitez acquérir des armes, des moyens,  tout du moins des recettes pour pouvoir, le cas échéant,  vous défendre, voire minimiser  une agression.

Vous ne vous sentez pas sure de vous.

Vous manquez de confiance en vous.

Votre condition féminine péjore cet état d'esprit.

Vous avez décidé qu’un homme était forcément plus …fort !!

2 -Objectifs

Vous avez admis et entériné le fait qu'il est probablement illusoire de lutter à poings nus, ou à bras le corps contre un homme, naturellement plus fort, en tout cas plus sur de lui  que vous ne l'êtes. C'est bien là le nœud gordien du problème.

IL convient donc d'orienter, dans un premier temps,  votre apprentissage vers l'acquisition de certitudes  mentales: en l'occurrence,  celles consistant à faire avancer en vous les quatre qualités majeures, et faire reculer les quatre défauts majeurs, attitude du sage, propre à celui ou à celle qui gagne, quelque que soit la nature, l'aspect, ou la circonstance du type de combat qu'il mène….ou ne mène pas.  Vous devez  ainsi apprendre à développer en vous, le calme, la réserve, la force, la vitesse, mais aussi, faire diminuer, surprise, doute , indécision, et peur avancées comportementales dans les deux cas,  propres à éradiquer, tout du moins  à diminuer votre stress en cas d'agression, stress synonyme de perte des moyens que vous jugez déjà par trop insuffisants pour faire face.

 

a- Les quatre qualités majeures

La force. (..Mentale, essentiellement)

Il ne s'agit pas de faire de la musculation ou du body building ; il s'agir de déployer votre force énergétique, en apprenant à la solliciter, par l'exécution si possible quotidienne de quelques  exercices ( décrit dans "la méthode ")  propres à sensibiliser, intégrer,  puis développer certaines parties mobiles (vitales ) de votre corps,  exercices qui vous feront petit à petit, jour après jour, prendre conscience d'un potentiel explosif insoupçonné , que nous portons tous en nous  ....les japonais appellent cela la force de la femme dans l'incendie; ils signifient par là que dans certaines circonstances extrêmes, une femme , réputée faible physiquement est tout à coup capable de soulever  des montagnes pour sauver ses enfants, ou ses biens… ou les deux ,

La vitesse. (L’anticipation)

Il n' s'agit pas non plus d'améliorer votre performance au sprint sur 100 mètres !!...encore que ...J'entends dans la notion de vitesse, votre capacité à réagir vite et juste, en adoptant , quoi que vous fassiez,  une attitude spontanée d’assurance indéfectible, une capacité de réaction immédiate, mais aussi la faculté de prévoir, d'anticiper ce qui peut vous arriver, que cela soit avant , pendant voire après une agression.

IL s'agit de la vitesse d'ajustement qui vous permettra de changer de trottoir en vous rendant compte à temps qu'il vaut mieux ne pas croiser telle ou telle personne, ou demeurer à tel ou tel endroit  empreint d'un adversité potentielle...Il s’agit de la vitesse de réaction à une tirée quand on vous pousse, de la vitesse de réaction à une poussée par une tirée , ce au lieu d’apposer une force contraire à celle qui vous agresse

La courtoisie …(.la réserve….la dignité !!  !!)

IL ne s'agit pas de faire des politesses à votre agresseur!!

Il ne s’agit surtout de ne pas répondre à ses insultes, de surenchérir en attentant verbalement  par exemple à sa virilité potentielle ou à une éventuelle activité périurbaine de sa mère,  de proférer des injures, ou d’émettre des crachats  lors de son agression physique, de crainte de jeter de l’huile sur le feu, péjorant ainsi une situation par définition loin d’être à votre avantage. Restez réservées, concentrées, dans l’expectative d’une erreur, d’une absence de sa part, dont il ne faudra pas laisser passer l’occasion. Attendez, si possible, votre moment  il viendra !!

Le calme

Il est  certes sans doute difficile de garder son calme alors qu’on est sur le point d’être violentée, violée, et détroussée.

Mais dites vous bien que le fait de crier, de trépigner, de jurer, de vous agiter en hurlant ne contribuera qu’à attiser la violence de votre agresseur, et surtout d’épuiser votre bonne énergie, celle qui devrai être employée  d’une manière brève et explosive au moment « x » Par ailleurs, un personne silencieuse, déterminée à ne pas céder à la panique,  regardant droit dans les yeux, impressionnera un tant soit peu par son calme, laissant transparaitre une force intérieure, pouvant laisser craindre à l’agresseur une  maitrise potentielle de  ce type de situations…or,   par définition, les agresseurs désirent perpétrer leur forfait le plus rapidement possible, de crainte d’être vus entendus, reconnus  pris ,  ou pire, repris…par la police ou à partie par des témoins ; une  personne calme et forte en apparence, peut éventuellement le faire réfléchir et lâcher , voire rompre brusquement, …alors qu’une proie agitée et hystérique signera  elle-même son arrêt de mort …ne vous laissez pas démonter, faites face en respirant profondément, comme certains exercices de la méthode vous enseigneront à le faire   …cela ne vous avancera à rien de vous débattre .


B- Les quatre défauts majeurs, à diminuer en soi à tout prix !!

1- La surprise.

Une agression peut être déclenchée d’une manière inattendue, brusque,  sans que l’on ne la voit venir, et sans que l’on ne puisse  rien y faire !! …obscurité, angle de mur, barre de fer, arme  blanche ou à feu,  attaque par derrière, voici autant de facteurs susceptibles d’augmenter les circonstances de » surprise » liées à une  agression… Ce cas peut s’apposer à n’importe quel champion de karaté ou de close combat, pourtant  en pleine possession de ses moyens. Toutefois, certaines agressions peuvent être évitées, si vous  demeurez en permanence attentive à votre itinéraire,  votre parcours dans la rue, dans un parking, un  bâtiment peu fréquenté, ou  en général, dans tout autre lieu susceptible de receler un traquenard, ou meme, et surtout tout ceux ne représentant « apparemment pas  un danger latent » …Ne vous relâchez jamais..Soyez toujours sur le qui vive !! Repérez les entrées et les sorties potentielles, les autres issues possibles, soyez toujours calculatrices, meme si cela n’est pas dans votre nature !! Vous vous devez donc d’être en permanence habitée par un constant état d’esprit d’éveil, comme si vous aviez d’autres paires d’yeux sur le coté et derrière la tète, sans pour autant laisser transparaitre quelques inquiétudes  ou quelque agitation ostentatoire que cela soit. Marchez ainsi au milieu d’une ruelle,  sombre ou pas, de façon à potentiellement éviter celui qui sera dissimulé dans une porte cochère, ou dans l’angle de l’impasse voisine…ne vous rendez pas seule, sauf contrainte absolue dans des quartiers ou des lieux réputés par leur caractère de dangerosité. Ne vous surprenez pas à répondre  à des insultes ou des menaces par d’autres insultes, ou d’autres menaces, en surenchérissant dans les termes et le ton…

Eloignez vous systématiquement de ceux , qui repéré de loin, ne vous inspirent pas confiance, à tort ou à raison. Peut être craignez vous alors de sombrer dans une paranoïa permanente ? Plausible, oui, mais qu’en sera-t-il lorsque vous aurez été agressée, et peut être  diminuée physiquement et surtout moralement ?  N’oubliez jamais qu’un manager, ou un sportif performant ne se laissent  jamais ou rarement  surprendre…car tous se préparent, physiquement, mentalement, techniquement et stratégiquement à une confrontation, programmée ou pas !

Ceux qui ne se préparent pas du tout ont incontestablement moins de chances de vaincre, tout du moins de ne pas perdre,  que ceux affutés et prudents, qui apprennent à mettre toutes les chances de leurs coté….Alors, ne vous laissez plus surprendre, et apprenez à vous préparer !!

 

2-L’indécision.

Dans le cadre d’une agression dont le déroulement vous laisserait quelque chance, c'est-à-dire  suffisamment de temps pour entrevoir, mais très rapidement, une voie de secours selon  une réplique possible, il convient de ne pas laisser cette chance passer par des atermoiements et des hésitations qui  vous seront fatales, car cette chance ne se représentera peut être pas…sans doute pas , meme !!

Il s’agit  donc de réagir au quart de tour, dans le temps, en apposant sur celle des répliques possibles, selon la circonstance, le plus d’énergie , de vitesse , de calme et de foi  possible en ce que vous faites, que vous faites pour le réussir et non pour le tenter, ou pour résister… pour la forme .

Décidez de ne pas avoir peur, meme si vous êtes terrorisée…le montrer ne pourra que décider votre agresseur à en finir plus vite avec vous, votre sac, ou votre honneur, si ca n’est pas  les trois….

Etre décisive ne consiste pas forcement de décider quelque chose à tout prix si les circonstances ne le réclament pas …dans cette circonstance, le calme, l’attentisme et la réserve, en attendant le déclenchement de l’agression, peuvent parfois la désamorcer.

Votre préparation doit vous éduquer à apprendre à prendre la bonne décision, sans hésitation !!

 

3-Le doute

Il faut entendre par doute le manque de foi que vous avez en vous, aussi en les moyens que vous avez accumulé et enregistré, en vue d’une agression … » vais-je être la hauteur ? Serai - je  assez forte pour tenir le choc ? Aurai-je les moyens de faire front et le cran d’étaler ma panoplie technique ?

Ne vais-je pas plutôt céder à la peur ? «  Un stress comportemental et cognitif risque alors de vous désorganiser, rendant caduque toutes les bonnes dispositions d’esprit apportées par votre préparation. Il s’agit là d’un défaut comportemental qui comblera d’aise votre agresseur

Celui-ci sentira très rapidement qu’il a à faire à un proie facile, une «  génisse sacrificielle « qu’il aura tout le temps d’immoler sur l’autel de sa cupidité, de sa lubricité et de sa probable violence.

Ne pensez vous pas que bon nombre de ses agresseurs doutent, eux aussi, non seulement du bien fondé de leur acte, mais aussi de sa  réussite, dans le peu de temps impartis pour le perpétrer ?

Ne pensez vous pas que l’issue possible d’une agression peut, en certaines circonstances reposer sur un lutte d’influence basée sur le poids des certitudes et des attitudes  respectives, alliées au temps, si celui-ci le permet ? Soyez donc empreintes de votre certitude à pouvoir réagir en lionne, capable de montrer ses griffes et ses crocs, mais à bon escient afin de ne pas « provoquer » si les circonstances ne s’y prêtent pas . Des exercices mentaux, liés à cette capacité auto suggestive, vous aideront considérablement à remporter contre vous même la lutte intestine qui opposera volonté de réagir et peur….

 

4-La peur

Voilà  bien le pire, mais le plus légitime des défauts susceptible de vous investir, en cas d’agression !!

Le pire, car ce défaut risque de vous paralyser, de  vous anesthésier, vous tétaniser, réduisant à néant tous ceux des  acquis techniques et comportementaux susceptibles de vous aider à faire face avec succès…Votre souffle va alors  se réduire , puis  se localiser dans votre gorge, votre poitrine sera oppressée,  votre pouls va s’accélérer, vous allez transpirer, trembler, dérailler si vous tentez de vous exprimer….bien d’autres formes de stress  physiologique peuvent selon les individus, transparaitre en cette circonstance,  soit  autant de signes extérieur d’affaiblissement qui donneront à votre agresseur encore plus d’information sur votre fragilité et vulnérabilité potentielle !! il s’en donnera alors à cœur joie pour achever sa  triste besogne  , et ce  plus rapidement qu’il ne l’espérait !! Mais ne pensez vous pas que lui aussi a peur ?... peur  de ce qu’il va faire, car il sait qu’il va  braver les interdits sociétaux et légaux… peur car il peu de temps, je le répète pour mener son entreprise à bien, peur  car il craint une réaction, une résistance, une réaction…. il a donc, d’une autre manière, aussi peur de vous,  si vous le lui montrez pas ostensiblement et complaisamment que vous avez peur de lui !!

Le souffle se travaille ; il permet de cultiver la sérénité, en toute circonstance ;  son positionnement au niveau du point vital bas (sur le pubis et les lombaires)  permet, en toute circonstance de garder son calme, sa force, de pouvoir se decider rapidement, sans douter. et sans se laisser surprendre !!


3-Méthode

La méthode que je vous propose ne relève en rien de la magie, ni ne débouche, en aucun cas, sur l’invincibilité,  puisque l’on trouve toujours un plus fort que soi, en toutes circonstances.

Je vous invite  plutôt à l’acquisition d’un ensemble de comportements et de certitudes,  basées sur les réflexions et propositions précédentes, générées par un certain nombre d’exercices de renforcement mentaux, posturaux, et techniques, inspirés des diverses écoles de Qi qong, de Tai chi chuan et de karaté, disciplines  que je pratique intensivement et enseigne  professionnellement depuis de nombreuses années. Je vous les recommande, selon un contrat de disponibilité avec vous-même, qui vous conduira à les pratiquer un petit peu tous les jours

Il n’est pas dans votre intention de suivre des cours de ces displines, soit !

Le suivi de notre atelier mensuel, et l’exécution quotidienne d’un certain nombre d’exercices  inspirés de ces disciplines doit vous aider à vous rendre en tout points plus fortes, mais  aussi… moins faibles… !

 

Un pratique quotidienne de ces quelques exercices vous aidera à  acquérir, avec le temps, un niveau constant, ou s’allieront bien être, et plus grande efficacité dans tous les domaines de votre vie .

 

Fait à ST Germain au Mont d’or,

Le lundi 15 février 2010

Jean- Claude Guillot .

 

Cinq grands principes liés à l’auto défense.

Source presque intégrale  « Protégor », éditions Amphora

Il  s’agit de cinq grands principes de réduction des risques qui précédent, puis  complètent toute panoplie technique  d’auto défense. Il apparait essentiel de les intégrer dans son arsenal de schémas comportementaux personnels, ce qui peut contribuer à  minimiser, voire éradiquer une agression.

1 Fuir, fuir, fuir !!!

Personne n’a intérêt à se battre : La meilleure solution demeure toujours la fuite, si celle-ci s’avère possible. « Il vaut mieux s’en aller la tête basse que les pieds devant « (Michel Audiard)

2- Si vis pacem, para bellum.

En latin, « si tu veux la paix , prépares la guerre « .Il s’agit là du principe de l’arme atomique dissuasive, que l’on acquiert, et entretient , en espérant ne jamais être agressé et devoir alors s’en servir .Soyez toujours prêts à voir survenir un danger, une menace, cela vous aidera à prendre un temps d’avance pour opter pour la bonne décision, la fuite ou le type d ’affrontement.

3 Connais-toi-toi même.

Les grands principes de la philosophie antique s’appliquent parfaitement  à la sécurité  et l’auto défense. Il s’agit là d’apprendre à se connaitre, aimer se tester, afin de savoir mesurer ses réactions dans tous les moments de la vie, afin de savoir quelle personne nous allons être en face d’un danger, létal (mortel) ou pas. Pour cela, il convient de faire l’éloge de nos échecs successifs, lesquels  doivent servir non plus à nous fustiger, mais bien  au contraire à savoir nous en servir comme d ‘un tremplin, afin de mieux rebondir vers davantage d’efficience. Les réactions et actions avec autrui constituent donc autant d’axes potentiels d’optimisation de votre comportement, ce qui vous permettra de progresser dans votre sécurité personnelle. Apprenez à appréhender vos limites physiques et émotionnelles, au plus juste, cela vous aidera dans le bon choix comportemental, la fuite, ou le type d’affrontement à assumer.  Les clubs d’arts martiaux offrent  une bonne échelle de progression  .

4 – Faire attention à tous les détails

Tout comme dans le milieu professionnel ou affectif, c’est la dose d’attention portée aux détails qui permettra de déceler le grain de sable conduisant  à un problème . Etre en permanence attentif à l’ensemble de son environnement ambiant, aux personnes autour de soi, au ton, aux regards, aux gestes, aux attitudes, aux silences, constitue la meilleure prévention.

* Faites l’exercice, consistant, lorsque vous entrez dans une rame de métro, ou de bus, à déceler, qui, quand, comment et pourquoi,  lequel  parmi les autres voyageurs vous semble pouvoir devenir un agresseur potentiel.

* -Lorsque vous entrez dans une soirée, une  réunion sachez déterminer qui est le fauteur de troubles potentiels, et à quel niveau.

* Lorsque vous marchez dans une ruelle, de jour ou de nuit, faites en sorte de ne pas raser les murs : marchez plutôt, si cela est possible,  au milieu de la rue.

* Sachez-vous munir, ou repérer là ou vous vous trouvez, ceux des objets qui vous semblent pouvoir devenir une arme inopinée de défense : journal roulé, parapluie, trousseau de clefs, bouteille, vase, etc.

*Sachez repérer, dans n’importe quel endroit, les issues de sortie, de secours de fuite, d e retraite.

*Aussitôt installée dans votre voiture, actionnez en les fermetures automatiques .

5 -Ne pas mettre ses œufs dans le même panier.

Ce banal adage constitue pourtant un des piliers de la sécurité et de la protection des biens, mais aussi de soi. Ainsi, ne mettez jamais toute vios économies sur le même compte en banque, ne mettez jamais chéquiers,  espèces et carte de crédit dans le même sac, ou la même poche, ne vous promenez qu’avec un minimum  d’espèces sur vous, sachez répartir  tous vos accessoires potentiels d’auto défense dans vos  poches, sacs, tiroirs,  pièce, s’ils sont rangés chez vous .

IL ne s’agit de tomber dans une paranoïa permanente, mais de se conduire le plus prudemment possible, et ce en toutes circonstances. Les agressions  surgiront là ou vous les attendez le moins !!  Si vous vous intéressez à l’auto défense, c’est bien que vous avez d’ors et déjà pris conscience de ce besoin de sécurité : n’oubliez jamais qu’il vaut mieux  cette attitude méfiante que de s’offrir en génisse sacrificielle confiante et naïve.  « Ce n’est pas que j’ai peur de la mort, mais c’est juste que je ne  veux pas être là quand cela arrivera «  (Woody Allen) .

 

Les différents types d’agresseurs

  1. Le prédateur.

Il s’agit d’un individu organisé, qui a préparé son agression. Il a planifié son méfait, qu’il n’exécute que lorsqu’il estime que cela vaut le coup, que cela ne comporte que peu de risques Il est mu par le désir d’assouvir ses pulsions violentes :   sexe, viol. Il est relativement rationnel, mais peut toutefois abandonner très rapidement s’il se rend compte que sa proie est plus coriace qu’il ne l’estimait.

  1. L’imprévisible-

Il s’agit d’un individu instable qui va déclencher son attaque, sans préméditation ni préparation. Il peut s’agir d’un simple agresseur impulsif, d’un voleur acculé qui devient violent, d’un ado en crise, d’une personne sous l’emprise de drogues, d’alcool, ou souffrant d’une pathologie. Ses motivations d’attaque peuvent être les mêmes que celles du prédateur, mais il ne dispose pas des facultés de préparation ni de réaction  que le prédateur. Il sera, à priori, plus difficile à faire lâcher, parfois par orgueil, surtout s’il y a des témoins, par exemple, dans une soirée.

  1. Le gang organisé.

Il s’agit d’un groupe organisé, dont les membres (…de prédateurs) ont ensemble planifié une attaque. Il s’agit, bien entendu, de l’ennemi le plus à craindre, car il dispose d’une supériorité numérique : Il s’avère donc diffile, voire impossible de faire basculer la situation en sa faveur, et mieux vaut capituler s’il s’agit d’un vol. S’agissant  d’une agression, par exemple par un groupe d’extrémiste ou idéologique décidé à aller jusqu’au bout, la fuite, si elle est possible, sera la seule issue. Il est important de ne pas en avoir honte :  Faire face à ce type de défi relève d’une bravoure aussi inutile que risquée relevant d’un autre  temps .

  1. L’effet de groupe.

Il s’agit d’une meute d’individus inorganisés, qui, pour une raison imprévue et souvent anodine (regard soutenu ou de travers, ton qui monte, insulte, refus de donner une cigarette) va inopinément décider de passer à l’action, souvent gratuitement. Ces groupes sont rarement soudés, mais sont dangereux dans la mesure ou ils sont susceptibles de développer un instinct grégaire : chaque membre va ,  par forfanterie, vouloir  faire mieux ou plus que celui qui a initié l’agression, par le premier juron, la premier crachat, le premier  coup.Il peut être parfois possible de s’en sortir en résistant physiquement, malgré l’infériorité numérique, à celui ou celle qu vous avez décelé comme étant le chef de bande.

 

Réflexions et propositions  pour l’organisation  d’un cours de qiqong pour enfants.

 

A- Principe et objectifs d’un cours de qiqong pour enfants.

L’enfant, quelque soit son âge, a comme principale préoccupation, le JEU*, celle avec laquelle il se socialise et se construit, (*objectif de repli court terme).

L’enfant, au travers du jeu, bâtit des images de lui-même évoluant dans un monde qu’il a de toute pièce érigé, C’est par ce principe d’imagerie mentale qu’il se structure, les affirmant ultérieurement en tant que comportement adolescent, puis, adulte.

Un enseignant chargé de cours de  qiqong devra donc s’efforcer d’utiliser ce circuit neuronal en imaginant un cours bâti sur cette liaison de relation corps esprit afin que les qualités comportementales potentielles contenues dans les jeux proposés s’installent petit à a petit, sans aucunement contraindre l’enfant, puis  s’affichent chez lui et se confortent en tant qu’images. L’acquisition de calme, de réserve, de vitesse et de force,  qualités toutes propres à faire reculer en eux doute, indécision, surprise et peur constitue la principale composante de cette pédagogie.

Une alternance d’exercices corporels dynamiques  avec les plages courtes de  méditation respiratoire, couchés, assis, à genoux et debout, devraient  pouvoir à la  fois les amuser, puis, les canaliser. (objectif secondaire moyen terme)

Il s’agit là de les amener à prendre pleinement conscience de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils peuvent devenir grâce à la découverte de l’imprégnation en eux du bien être et de la pleine conscience de leurs actes, sensés découler de cette pratique. Celle ci doit donc  les amener, dans la joie du jeu au sein d’un groupe, vers une efficience comportementale et sociale  supérieure, et ce dans toutes les circonstances futures de ce que seront leurs vies. (objectif principal long terme)

 

B-Organisation des cours

1- Durée : Que cela soit pour les 6-8, 8-10, 10-12, la durée des cours ne doit à mon sens pas excéder 45 minutes.

2- Fréquence, UN cours hebdomadaire me semble suffisant

c- Intensité : Elle doit être aménagée en fonction de l’âge des groupes d’apprenants, avec une montée en puissance, pour les plus grands, sans pour autant que le cours ne se transforme en recherche de performance,  sous tendue par quelque esprit de  compétition que cela soit

 

C-Contenu des cours

Il ne s’agit pas de vouloir transformer des enfants en moines bouddhistes ou en derviches tourneurs.

La capacité d’attention de ces tranches d’âges excédant rarement  quinze à vingt minutes, la variété et la nature des exercices proposés doit leur permettre de demeurer dans le plaisir de la découverte.

Un excellent moyen de les intéresser et de les amener insidieusement, mais surement  vers ces objectifs, consiste, selon la grande majorité des chercheurs et des enseignants en ce domaine, à leur proposer de s’identifier à des animaux, en revêtant leurs attitudes respectives, leur moyen de locomotion, leur expression faciale ou corporelle, attitude de repos, d’activité, comportement, qualité, force,  etc…Voici une liste de références livresques, et quelques vidéos qui corroborent  cette tendance sur laquelle une session de cours peut aisément s’ériger.


- ABC du qi gong pour les enfants de L. Cortadella
​-Le qi gong des 5 animaux de Y. Réquéna.

-Le qi qong des cinq aniamux du DR Yayama
--Méditation pour les enfants avec Yupsi le dragon de Marie Christine Champeaux-Cunin
-Philosopher et méditer avec les enfants  de Frédéric Lenoir.

https://www.amazon.fr/Qi-gong-pour-enfants-Dominique-Ferraro/dp/2702904076

https://www.amazon.fr/Qi-gong-pour-enfants-Dominique-Ferraro/dp/2702904076

https://www.amazon.fr/ABC-du-qi-gong-enfants/dp/2733910167

https://www.youtube.com/watch?v=gLdQCuksMz0

https://www.youtube.com/watch?v=14BjRxE7f1o.

Le contenu des exercices de méditation pouvant alterner avec une de ces pratique des animaux, quelle qu’elle soit,  devra absolument être transmise par  un enseignant qualifié, formé par des guides compétents et reconnus, et en terme de technicité, de connaissance anatomique, physiologique et biomécanique, et en terme d’approche pédagogique et psychologique de l’enfant.

Ces exercices de méditation respiratoire, également, ne devront pas durer trop longtemps, même si la capacité de concentration des enfants semble plus grande que celle des adultes, de  par leur esprit dénué de tous ceux des soucis propres à l’adulte. Il convient donc d’exploiter et d’augmenter cette qualité sans attenter à l’esprit ludique propre à l’enfant

L’enfant se familiarisera aussi,  insidieusement, de par les directives données par l’enseignant, avec des notions anatomiques, incompréhensiblement absente des programme éducatifs, pour acquérir une meilleure connaissance de son corps et de son fonctionnement.


Ces pratiques, devraient, comme c’est déjà le cas dans certains pays, être insérées dans nos programmes de l’éducation nationale

.

Jean -Claude GUILLOT

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

04.78.91.45.50

06.04.01.28.61

www.atemimontdor.com

 

La lettre N° 16

Voici quelques indications inhérentes à l’ordonnancement des divers et principaux exercices auxquels nous nous livrons à ATEMI , selon nos   cinq  différentes disciplines .

1-Nei gong.

A-Postures

5 Postures des organes

8  postures des 8 méridiens curieux

12 postures des méridiens réguliers.

Ces trois enchainements peuvent se travailler de diverses manières :

1- Sur place, bras fixes, temps de posture plus ou moins prolongés

2- Sur place, bras expansifs coordonnées

3- Sur place, bras expansifs, décalés

4- En déplacement attentifs, bras fixes

5- En déplacement attentifs, bras mobiles coordonnées

6- En déplacements attentifs, bras mobiles décalés

B-Sollicitations vertébrales avec variantes

Selon le Dr Yayama (Ecole Tokitsu ryu, exercices revus et enrichis par Paolo MAGAGNATO))

Grue, hé

Aigle, Ying

Tortue, gui

Dragon, long

Ours, xiong

Ces cinq techniques doivent se décliner, selon moult  variantes,  sur les trois plans et les six directions de l’espace.

 

2-Zen Zhong tai chi chuan

A- 8 dan lian , techniques de base utilisées pour la préparation

A droite et à gauche, selon 3 modes de déplacements, sur place, demi pas, pas complet.

  1. Suai So : frapper en main supination (paume dirigée vers le haut.

  2. Tan : bras montant recourbé avec frappe semi circulaire vers le haut

  3. Pi : dégagement de saisie sur la hanche,  puis frappe en retour avec la paume.

  4. Cai, puis mains serrées, presser –frapper vers l’avant

  5. Tou, pique ou paume vers le bas de la main opposée à la jambe avancée

  6. Shuang an, tirer la que de l’oiseau, phase quatre et cinq

  7. Lu Ji, idem,  phases - trois –quatre

  8. Suan tan, double dégagement de saisie à la gorge en frappant les genoux, à but thérapeutique.

B- Enchainement, (tao)

Taichi chuan des synthèses authentiques (synthétique car incluant nei gong, yang sheng, qi qong, xing yi chuan, Bagua chuan, sans oublier quelques séquences issues du style Yang,  et du style Chen. .

Un succédané, en somme, des arts martiaux chinois internes.

99 pas, 3 parties, six sections.

Le travail de toute une vie.

C- Les tui shou, ou la poussée des mains

7 poussées à une main (dan tui shou)

3 Poussées avec le coude (zhou tui shou)

3 poussées avec les deux mains (shuang tui shou)

1 poussée avec quatre mains ( si shou tui shou)

Tui shou libre, sur place

Tuis hou libre en pas cadencés linéaire, (glissés, marchés ou chassés)

Tui shou en pas circulaires

Tui shou en déplacements libres multidirectionnels

D-Les treize portes du tai chi chuan

Peng , soulever

Lu , tirer latéralement sur l’arrière

Ji, presser vers l’avant

An, pousser en soulevant

Cai, tirer vers le bas

Lié, séparer la force

Zhou, coude(zhou di kan shui, 3e section)

Cao, épaule

Zhong, le centre (zhong guo, la Chine, l’empire du milieu)

Qian, devant

Hou, derrière

You, droite

Zou, gauche

*Shuang an, et shuang lu ne sont pas considérées comme des portes essentielles, mais ont incluses dans la série « you lan ke wei, tirer la queue de  l’oiseau » .( shuang, double, exemple, shuang tui shou, ou pousse mains à deux mains, dan, simple, ex dan tui shou, ou dan lian)

Lire la suite...
 
<< Début < Préc 1 2 3 4 Suivant > Fin >>

Page 1 de 4