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Le tai chi chuan de Atemi-Cheng Ming France

1-Les origines du tai chi chuan

(Boxe du faîte suprême)

TAI : exprime l'ultime, l’extrême

JI : la limite, le faîte, le suprême

QUAN : le poing, le combat, l'action

Comme la plupart des arts martiaux traditionnels chinois, les origines et la naissance du tai chi chuan ne sont ni clairement datées ni formellement attribuées à une personne en particulier. Différentes études et recherches diverses suggèrent, de longue date, plusieurs possibilités. La plupart des exégètes en la matière attribuent l’origine de cet art au légendaire Zhang San Feng qui aurait vécu au cours de la dynastie des Yuan, entre 1279 et 1368. Ce personnage qui aurait pris sa retraite sur le Mont Wudang, aurait élaboré une méthode pugilistique en observant attentivement un combat entre un serpent et une grue. Cet art fut à l’époque nommé « la boxe des treize positions «, constituées par la somme des cinq éléments (wu xing) et des huit trigrammes (Bagua), issus du Yi Jing, le livre des mutations. On les appelle aussi, les huit portes (ba men) .D’autres chercheurs affirment que le tai chi chuan a pu voir le jour grâce à une synthèse des techniques martiales des principes taoïstes avec la boxe du temple bouddhiste de Shaolin.

Comme pour la plupart des arts martiaux chinois, le tai chi chuan, au fil du temps, lors de la transmission d’une génération à l’autre, lors de l’interprétation de maitre à disciple, aussi, selon des apports extérieurs de certains experts, s’est scindé en plusieurs branches. Cet art ainsi évolutif portait le nom de sa famille fondatrice, d’autant plus que les secrets inhérents à uns style étaient jalousement gardés et transmis uniquement de père en fils. Malgré dela, une inévitable arborescence de sous styles se propagea au fil des générations, dont les premiers, dès à partir de l’école de Chen, qui semble être la plus ancienne, sont la famille Yang, ou Sun ou Wu, ou Hao, toutes ayant contribué à véhiculer les grands principes généraux de l’art interne. Il semble toutefois que le terme «  tai chi chuan » ait été adopté par Yang Lu Chan, qui créa à partir du Chen le style Yang, nom qui se répandit ensuite dans toute la Chine, pour être finalement adopté par tous les styles. Le texte le plus ancien découvert à ce jour à cet effet, est attribué à Tsun-Yue.

2- Le tai chi chuan ou boxe de la polarité suprême

Cette boxe, car il s ‘agit bien d‘un redoutable art martial, et non pas seulement une pratique de santé, applique les principes taoïstes yin et yang de la polarité universelle. Au même titre que le Xing yi chuan et la Bakua, les deux autres des arts martiaux traditionnels chinois .La représentation graphique du Tai chi, est universellement connue, sous l’aspect des deux gouttes blanches et noires s’interpénétrant dans un cercle, chaque goutte ayant dans son centre, une goute de la couleur opposée afin de signifier que l’indissociabilité du Ying et du yang établit l’équilibre de toute chose au sein de l’univers. Cette représentation est appelée « schéma tai chi », ( Taiju) le tai chi chuan est donc bien un art martial qui remonte aux origines du des principes du tai Ji. Il s’agit d’un style qui met l’accent sur la lenteur et la continuité lors de l’entrainement, sur la recherche d ‘une force globale élastique, (fa jing) qui peut déboucher sur une force explosive en spirale (fa li) . Il se pratique selon un nombre prédéterminé de techniques enchainées qui doivent être étudiées, reproduites et exécutées selon une minutie horlogère. Puis elles doivent être renforcées par de fréquentes plages de travail postural variées, issues du nei gong yang sheng, puis expérimentées grâce aux avec les très nombreux exercices de » la poussée des mains », (tui shou), qui permettent d’étalonner l’encrage, la fluidité, la sensibilité et l’anticipation, sur place ou en déplacement, qualités particulières contenues dans cet art redoutable.

3-Le tai chi chuan de l’école Cheng Ming.

Le tai-chi mis au point par le maitre fondateur Wang shu Jin est également connu sous le vocable « tai chi des synthèses authentiques », ou encore, « tai chi orthodoxe » (Zheng zong tai chi chuan). Il fut finalisé vers 1929 par un comité de maitres collégialement décidés à maintenir les principes de la tradition, en prélevant, à partir des enchainements des styles connus (Chen, Yang, Sun, Wu) , ceux des passages qu’ils estimaient être les meilleurs. Wang Shu Jin y rajouta ensuite des éléments de Bagua et de Xing yi . Il fut ainsi aussi nommé « le tai chi complet », ou » tai chi unifié », au vu des trop nombreuses dérives qui d’ailleurs affectent encore aujourd’hui ce superbe enchainement . Il fut encore enrichi avec l’apport par Wang Shu Jin des techniques internes du Da Cheng chuan. Il est composé de trois parties, six sections, 99 techniques, selon un ordonnancement rigoureux offrant à l’adepte une synthèse des arts martiaux internes chinois. Il se pratique, dans sa complétude, en 25 minutes environ, sur un rythme très lent. Il fut également pratiqué et enseigné par Chen Pan Ling, grand expert en arts internes chinois.

4- Les bienfaits du tai chi chuan.

Le tai chi est réputé dans le monde entier pour sa douceur, sa grâce, la sérénité , la paix qu’il dégage, qui en fait une véritable méditation en mouvement. Sa pratiques ‘adresse à tous les âges. Pour les plus jeunes, elle favorise un développement harmonieux du corps, stimulant la croissance d’une manière équilibrée, grâce à l’alignement postural conférant une rectilignité spinale et un net renforcement des membres inférieurs. Elle permet aussi d’accroitre l’attention, la concentration, la volonté, sans oublier l’auto discipline et la détermination. Chez les jeunes adultes, aussi bien que ceux ayant atteint un âge avancé, la pratique de cet art confère une fonction préventive de lutte contre certaines maladies cardiovasculaires, retardant aussi l’ostéoporose. Le tai chi favorise la coordination, l’équilibre, la stabilité, augmente la capacité de résistance et d’endurance, en particulier dans les membres inferieurs. IL augmente le flux sanguin, , favorise l’oxygénation des tissus et des organes internes, active les processus d’’éliminaition des toxines. Porter attention aux détails posturaux et gestuels génère l’installation d’un esprit auto critique et le maintien de la fonction cognitive. L’aspect martial de cette pratique favorise la continuité et la fluidité. Ses capacités applicatives à distance diverses déploient un vaste florilège de percussions, de clés, de préhension et de diverses techniques de combat. Sa teneur en énergie constitue enfin un immense réservoir pour les adeptes de toutes autres disciplines. Une fois l’enchainement des 99 pas maitrisé, l’adepte doit ensuite assimiler le long et difficile enchainement à l’épée.