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Notes de stages et portraits



Compte rendu du stage de printemps des 21 et 22 AVRIL 2012 animé par Paolo MAGAGNATO

Ces notes sont envoyées à la demande : par courriel Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou tél: 04.78.91.45.50

 

Les notes du stage de février 2012 animé par Christian RIBERT sont disponibles sur demande: 04.78.91.45.50 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Notes de stage avec Paolo MAGAGNATO -Novembre 2011

 

 1-   Participants.

Environ 40  participants, essentiellement  issus des diverses sections d’Atemi, de la Mjc de Neuville, ou de l’association des familles de St Genis.  La majorité des élèves   ne participera qu’à une demi-journée sur les trois proposées, les enseignants et quelques anciens d’Atemi ayant quasiment tous suivi la totalité du stage. La salle Maryse Bastié de St Germain étant suffisamment vaste, il nous ainsi été possible  de conduire et maintenir plusieurs ateliers parallèles de niveaux lors des trois sessions, entre le samedi et le dimanche.

2-   Objectif de ce stage.

Nous sollicitons auprès de Paolo une revue détaillée du tai chi jusqu’à la quatrième section incluse, soit les deux premières parties. Lui souhaite nous faire réviser les cinq éléments du Xing yi chuan  (wu xing chuan) , ce que nous n’aurons pas le temps de faire . Lui nous propose comme objectif commun, à tous, de préparer l’examen du premier niveau de l’école Cheng Ming  

3-   L’échauffement.

Paolo nous surprend agréablement, en nous proposant un échauffement doux, axé sur le travail spirale et la sollicitation globale du corps  , s’inspirant largement du travail des cinq animaux du Dr Yayama, mais selon des variantes, des déclinaisons personnelles  complétées, voire améliorées, qui s’avèrent fort intéressantes, car  nous préparant mieux, semble t-il, au travail de profondeur du tai chi, que  ne  le fait l’échauffement traditionnel plutôt gymnique et saccadé  à mon gout, de l’école Cheng Ming 

 

4-Le travail de Qi- gong.

Paolo insiste sur les cinq postures du travail de Zhang zhuan ( en japonais, ritsu  zen) , sur place ou en déplacement, en corrélation avec les cinq organes et les cinq émotions correspondantes (cœur –passion,  foie –colère, rate et estomac –mélancolie, reins-peur, et poumons-chagrin)  Il  nous recommande ainsi  pour que nous pratiquions régulièrement  ces postures  en statique,  à notre gré,  selon des plages plus ou moins longues ,  susceptibles de nous permettre de varier d’ avec celles abordées lors de nos exercices de Da Cheng Chuan, selon des postures de bras plus enveloppantes.  Il nous recommande  de les pratiquer également  en déplacement attentif, (mu ca bu simple) IL nous enseigne une manière de tourner qui sollicite une rotation sur lui même du pied avant, pour se retrouver dans l’autre sens, tout en conservant soigneusement sa construction verticale et détendue. Ce travail  s’avère formateur pour le Xing yi chuan, autant que pour le Tai chi, dans la mesure où il nous permet de cultiver détente, verticalité et disponibilité, selon diverses sensibilités de hauteur et de tenue de bras, selon leur influence respective sur les méridiens et les organes correspondants.

 

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Notes de stage avec Christian Ribert  Samedi  15  et  dimanche 16  octobre 2011  à Neuville

 

Qi- gong Yang sheng , ou « nourrir la vie »

Que cherchons nous en développant une telle pratique ?

 Pourquoi venons-nous nous inscrire dans ce type de stage ?  Que manque t-il à nos existences pour que nous entreprenions la démarche consistant à tenter de découvrir  ce bonheur intérieur , dont nous ressentons la présence latente, mais que nos modes de vie ultras rapides ne nous permettent pas de développer ; nous savons insidieusement, que tout réside en fait ,dans la connaissance intérieure, interne, implicite de soi même, et ce qu’elle soit le but que nous ayons en fréquentant ces pratiques, but  de bien être, d’accomplissement spirituel , ou but  martial, le second dépendant étroitement du premier.

Quels ont les  types d’outils qui nous permettent de découvrir, apprendre, puis maitriser cette pratique ?

1-Les mouvements gymniques plutôt dynamiques. (Technique complémentaires au yang sheng)

Ils ont pour objectif, acquérir et ou entretenir la souplesse articulaire et musculaire garantissant un équilibre à long terme du corps, selon une indiscutable répercussion sur l’esprit, donc sur le comportement et la performance améliorée dans tous les actes de notre vie :

Grue, sur les 3 plans de l’espace, sur place, sur un pas avant arrière, ou en circulant
Aigle, pied parallèles, ou une jambe,  puis l’autre avancée
Tortue, idem
Dragon, en sollicitant successivement les points de la ligne de centre
Ours, selon ses trois élément composites, et sa synthèse, seul ou par deux.

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Notes de stage – Da Cheng chuan, Centre Calam, St Priest des Champ, Auvergne.2 au 6 aout 2011.

 

Participants

Sebastien Vaudon, adepte en Da Cheng chuan .

Matthieu Le moal, enseignant en arts martiaux   , adepte en Da Cheng chuan.

Aurelien Garcia,  adepte en Da Cheng chuan.

Franck Bouthegourd, enseignant en Aikido,  adepte en Da Cheng chuan.

Yves Montezin,  enseignant en culture physique , adepte en Da Cheng chuan

Jean- claude Guillot, enseignant en arts martiaux chinois, adepte en Da Cheng Chuan.

Stage sous la direction technique de Michèle et Christian  Ribert, enseignants diplômés d’état, experts  en Qi qong Yang Sheng, et en  Da Chen chuan. Christian et Michèle, co-fondateurs, animateurs chercheurs et résident au Centre artistique littéraire des arts martiaux (Calam), sont les élèves directs de Maitre Wang Xuan Jie  , qu’ils ont régulièrement côtoyé de 1990 à  2000 , selon une dizaine de voyages en Chine, ou ils ont reçu, à chaque fois pendant au moins un mois, à raison de nombreuse heures de pratique quotidienne l’enseignement et la transmission authentique du Maitre,  lui même disciple du fondateur, Wang Xiang Zhai  . Leur  compétence s’est ensuite forgée grâce à un travail personnel quotidien  , sans concession et sans relâche . Ils s’efforcent   , lors de leur propre transmission,  de se positionner en tant que partenaires d’entraînement auprès des différents stagiaires   , quelque soit leur niveau . Ils mettent un point d’honneur  à ne transmettre que la seule trame authentique de ce qui leur a été transmis, sans interprétations personnelles ou déviances adaptatives. Ils demeurent ainsi volontairement dans le strict sillage d’une tradition également empreinte de la personnalité culturelle comportementale de leur  Maitre  . Leur transmission s’avère , sous l’angle de la forme,  (par exemple des postures (zhuan ) , des déplacements (bu) ou des essais de force, (shi li)  même  des pousses mains, ( tui shou))  ,parfois différentes de celle pratiquées et prodiguées par les  Maitres chinois contemporains de haut niveau . Selon eux, le fond, l’objectif, la quête  demeurent toutefois le même.

Dimanche 01 aout ,18 h, réunion de concertation et de présentation dans leur petits dojo (40 m2) , en présence de tous les participants.  L’objectif du stage est simple : compte tenu du fait qu’ils estiment avoir à faire à un groupe d’adeptes empreints d’une certaine  expérience, en tout cas de pratiques diverses affirmées,  ils nous convient  , pendant l’entièreté de ce stage, à un travail intensif sur l’étude des cinq éléments, qui constituent, avec les essais de force, la série technique des cinq animaux et des  diverses paumes issus du Pa kua chuan, un des incontournables du Da Cheng chuan. Christian et Michèle nous annoncent  qu’ils désirent,  par le biais de ce stage,  nous livrer progressivement, mais globalement, sans rien omettre, la totalité de leur savoir en ma matière, nous propulsant ainsi dans les traces affirmées d’un  travail personnel ultérieur, indispensable  pour  forger esprit et corps, afin d’intégrer avec le temps , la trame du fil de soie interne propre à chacune des cinq techniques .

Les chinois estiment que l’on devient ce que l’on pense, par extension, ce à quoi on pense   ; ainsi, un adepte  capable de s’imprégner mentalement,  voire comportementalement d’une intention (yi) propre à le remplir de la certitude que la technique explosive dont il va se servir ,  revêt corporellement les propriétés de celui des éléments auquel il pense intensément.  Le métal confère au bras  ou à celle des parties du corps qui frappent, une sensation de dureté coupante, comme celle d’une lame bien trempée ; le bois, selon le principe de la lance qui pénètre en estoc, donne la sensation à l’adversaire d’être  transpercé ; l’eau semble venir se grouper au bout de l’extrémité qui frappe, selon une force à  la fois dense , souple et mobile ; le feu est une  frappe explosive et violente qui s’éteint aussi vite qu’elle a été allumée  ;  la terre, elle,  déracine et balaie l’adversaire. Tout  n’est concevable, je le répète, que dans la mesure ou l’état d’esprit et le corps ne font plus qu’un, selon un contexte ou la notion de survie, ou notre intégrité physique, voire notre pronostic vital, ou celui de nos proches  seraient   en jeu ; la dimension du combat sportif est donc exclue de ce type de débat, de recherche, et de conception de travail.

Le stage  est programmé pour durer cinq jours, soit l’étude approfondie d’un élément par jour.

Le lundi sera ainsi consacré à l’élément « métal ».

Le mardi à l’élément « bois ».

Le mercredi à l’élément « eau », selon une particularité horaire qui nous amènera à travailler plus tôt le matin .

Le jeudi à l’élément « feu ».

Le vendredi à l’élément « terre ».

Chaque journée sera composée de trois entrainements ; le premier, chaque matin, de 6 à 7 h, selon une heure complète de posture sur deux appuis, dans le dojo et le silence le plus complet ; la deuxième session se déroulera de 10  à 12 h 30, dans le jardin, ou une aire spéciale d’entrainement a été judicieusement aménagée ; la troisième, de 16 à 18 h, la journée se terminant  dans le dojo, selon une demi-heure de méditation assise   . CR et MR nous expliquent également que chaque journée sera construite autour de l’étude d’une phrase ou d’une citation traduite  extraite d’un ouvrage du fondateur ( Wang xiang Zhai) , ( traduit si j’ai bien compris avec l’aide de notre ami Emmanuel Agletiner) , dont nous nous  servirons pour approfondir et  illustrer notre travail ,en tout  cas tenter de lui conférer , également, une dimension intellectuelle . Enfin, ils nous font part de leur désir de mettre en application par deux l’ensemble de ces cinq techniques, selon des ateliers expérimentaux, à propos desquels ils nous invitent d’ailleurs à réfléchir sur leur bien fondé, voire sur l’éventualité d’en concocter d’autres  de notre cru , afin de rendre notre recherche un plus concrète, mais sans pour autant que cela ne devienne le but ultime de notre pratique, de crainte des fameuses déviances vers des  sessions de combat libre , au cours des quelles nous savons que la finesse technique et énergétiques  péniblement entrevue lors des  pratiques de  base ,  s’évaporent  dans l’élan brouillon de nos orgueils respectifs, par trop linéaires et tendus..

 

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Notes de stage avec Maitre Guo Gui zhi Lyon croix rousse, du 02 et 03 avril 2011


Participants :

Une quarantaine environ, réparties sur les quatre demi- journées de 2 h 30 chacune, dont deux membre du dojo Atemi m’accompagnant ; de nombreux enseignants d’arts martiaux divers de tous âges, issus de la région, ainsi que de celle de Marseille, de Suisse, et d’autres régions avoisinantes peuplent ce stage.

 

Détail  sur demande à l'adresse suivabte : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


 

Notes de stage avec Paolo Magagnato .12et 13 février 2011-

 

ST Germain au Mont d’or-salle Maryse Bastié.

Participants : quarante environ, essentiellement issus d’Atemi mont d’or , de la Mjc de Neuville, ou de l’association de familles de ST GENIS, Une enseignante de Sallanches, et quelque élèves  de la  région lyonnaise, qui se sont répartis au gré des trois demies journées .Participation exceptionnelle de Mr Alain Stoll, expert en arts martiaux chinois et japonais, enseignant à Lavelanet, dans l’Ariège.

Objectif : Assimiler le tai chi selon les spécifiés Chang ming de la première à la quatrième section, selon les divers ateliers dirigé soi par PAOLO, soit par SERGIO  son assistant. Travailler par deux ses applications dans un esprit d’entraide, en laissant de coté l’idée du combat de rue, qui se situe dans un autre contexte.

Recommandations et informations d’ordre général, en vrac, transmise par le maitre de stage :

1-       Paolo nous recommande de nous imprégner du fait que la tradition des arts martiaux chinois est bel et bien mieux préservée à Taiwan, qu’elle ne l’est en Chine continentale ; ceci s’explique par le fait que les maitres exilés à Taiwan , comme Wang Fu lai, ont désiré transmettre  les racines de qu’ils ont eux même appris, alors que les maitre continentaux ont pour certains, quelque peu perdu le sens de la tradition, du fait de l’influence néfaste du régime de Mao, lequel s’est efforcé d’éradiquer de la vie de tous les jours toute dimension culturelle ou traditionnelle, quand ce ne fut pas intellectuelle  C’est ainsi que l’école Cheng ming affiche, entre autre ,  son désir de rapprochement entre martialité et tradition.

2-       Origine du tai chi : Initialement, cette discipline était aussi appelée « boxe des treize positions ». Les cinq formes du wu Xingu chuan, exercice de base du Xingu yi chuan, (boxe de du cour et de l’intention ), plus les huit portes (bamen), davantage reliées au BA qua chuan  formaient cet ensemble

3-       Les mouvements du tai chi peuvent se diviser en trois grands familles géométriques, selon lesquelles on trouve des formes carrées, qui représente la terre,  des formes rondes qui représentent le ciel, et le triangle l’être humain. Le carré constitue la force d’adhérence au sol, Le cercle a la capacité de maintenir une sensation ronde dans le corps, de maintenir la force adverse en dehors de notre propre cercle ; il s’agit de la capacité de force expansive .Le triangle  constitue  la capacité d’insertion dans la défense adverse ; il représente l’homme., 

4-       Les huit portes (bamen) représentent les huit forces directrices qui guident les mouvements du tronc :

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Voyage en Chine, septembre –octobre 2010

Participants

Emmanuel Aggletiner ,(Manu)  concepteur, interprète du voyage, sinologue, adepte très avancé.

Mario et Dominique Calabretto,  élèves d’Atemi Mont d’or

Jean Claude Richard, adepte indépendant, de Grenoble

Patrick Tsatsara , adepte indépendant, de Paris

Jean Claude Guillot , enseignant à Atemi Mont d’or

Pourquoi ce  nouveau voyage

Le voyage en Chine de l’été 2009 nous avait permis d’établir des contacts avec Maitre  Wang Shang Wen,  un des  héritiers de la pure  tradition du Da Cheng Chuan, parmi les plus compétents

Ce second voyage avait pour objectif de consolider ces liens, de vérifier notre progression sur la base de ses indications de 2009, dans la perspective du devenir de notre association, qui a pris l’an dernier un virage radical en matière de référencement technique.

Ce voyage va également nous permettre de rencontrer Maitre Li Jian Yu, autre Maitre célébrissime, qui est le dernier  disciple vivant à avoir connu le fondateur,   auquel Manu semble très attaché.

La décision de Mario et Dom Calabretto, élèves fidèles et sérieux,  de m’accompagner dans ce périple m’a encouragé à partir, édulcorant la somme de fatigue en perspective que génère ce type de déplacement

Je me sens heureux de partager ces moments avec eux, déjà proches..

Le voyage aller.

Mercredi 22 septembre

Après un voyage en Tgv depuis Lyon part Dieu,  pour une fois sans retard, le groupe se constitue à Roissy.

J’ai plaisir à retrouver le vieux grognard Jean- Claude Richard ( derrière , au centre)  , ex président du dojo Tokitsu de Grenoble, parti sous d’autres cieux, pour les mêmes raisons que nous  . Nous faisons la connaissance de Patrick, (derrière, à gauche)  adepte  indépendant de Yi chuan, de Paris. Le vol s’effectue en airbus A380, soit  le plus gros avion passager jamais conçu à ce jour ; il s’agit d’un véritable immeuble volant, dans lequel les décollages et atterrissages nous font ressentir l’immense puissance  des réacteurs ; l’intérieur ne diffère pas beaucoup des autres avions, si ce n’est qu’il comporte plusieurs niveaux qu’il ne nous a pas été possible de visiter ; après un vol plutôt confortable, au cours duquel il nous est inexpliquablement servi à manger plusieurs fois,  l’escale  à l’aéroport de Dubaï , puisque nous volons avec la compagnie « Emiraties air « , ne nous permet meme  pas, étant en transit, de visiter la capitale de cet émirat ; nous devons prendre notre mal en patience, en   nous installant  à terre, dans un coin de l’aéroport pour nous y reposer, la faste  hyper luxueux du lieu n’étant apparemment pas   suffisant pour procurer des sièges ou couchettes d’attente à chacun.  Le vol pour Pékin  nous semble à tous interminable ; nous avons en fait le sentiment que nous avons enchainé deux vols intercontinentaux de suite ; nous arrivons tous épuisés à Pékin, dans  un aéroport géant, fluide et super bien organisé.

Jeudi 23 septembre

Nous sommes, en principe, attendus   par Wang Shang Wen  et ses élèves dans ce meme aéroport ; mais, il y manifestement eu incompréhension entre Manu et la délégation chinoise, car personne n’est là pour nous accueillir. Il se passe bien deux heures, avant que Manu, grâce à son téléphone chinois et sa patience angélique,  puisse entrer en conct avec Jiang Nan, l’habituel responsable des voyages, avec qui j’ai sympathisé l’an passé

Le moment ressemble en tout point à celui de l’an passé, lors des retrouvailles à Hangzhou, ou Shang Wen nous attendait dans un hôtel, nous dans un autre. La connexion finit par se faire, alors que plusieurs d’entre vous se sont abandonnés dans les fauteuils de l’aéroport ; les retrouvailles avec Jiang Nan son plutôt cordiales, alors que les chinois sont par  définition peu expansifs   , réservés quant aux effusions.

Nous nous engouffrons tous , avec les valises, les sacs, , les chinois et leurs bagages, dans la navette urbaine  rapide qui relie l’aéroport à une des deux grands gares de la ville ;  nous transperçons à grande vitesse Pékin la gigantesque,  toutefois plus chinoise que Shanghai la britannique ; nous traversons un nombre impressionnant  de banlieues  interminables , avant de parvenir au terminus de la ligne ; nous nous arrêtons pour dévorer une soupe de pates,  dans un petit restaurant populaire ou les soupeurs nous dévisagent  comme si nous descendions de la troisième nébuleuse d’Aldébarante …nous n’avons rien avalé de chaud ni  de consistant depuis le vol de Dubaï….je m’essaie à communiquer en mandarin avec l’un  des membres de la délégation chinoise,  un jeune , élève de Shang Wen…la réussite n’est pas au rendez vous, meme si je connais maintenant  davantage de vocabulaire, l’accent apposé, apparemment incorrect,  ne me permet pas de me faire comprendre !!

Nous devons encore subir deux longues  heures d’attente pour le train de nuit à destination de Linzi  ,  obscure bourgade sise  au cœur  de la province du Shantoung, elle meme  située à environ 600 km au sud est, ou doit avoir lieu le stage et l’entrainement ; le Shantoung est celle des 22 provinces chinoises réputées pour être la plus commerçante  , selon une énorme concentration d’exportateurs spécialisés dans le textile et bien d’autres denrées ; c’est là ou se décide une grosse part des affaires à l’international.

Nous réussissons à obtenir des places assises  dans le brouhaha de la gare,  en squattant les chaises et fauteuils d’un salon de thé  interne, non sans devoir nous acquitter d’une dime et avaler quelques litres d’eau chaude en contrepartie  ;  des centaines de chinois, aussi bruyants que ceux de Shanghai l’an passé, caquetant, crachant, téléphonant, dormant, ou devisant bruyamment,  n’attendent que le  signal du haut parleur pour se ruer vers les portillons d’accès au train, en piétinant allègrement  autrui .

Nous accédons facilement à nos places , pour une fois non investies par des parasites ; le confort est des plus spartiates ; chaque compartiment est composé de deux fois  trois couchettes dures superposées, dont la plus haute  échoue à quelques  centimètres  du plafond du train , juste de quoi caser une personne, à condition que celle-ci ne présente pas les mensurations d’un bouddha local .

Toutes sont’ occupées, par des gens de tous âges, avec leurs nombreux bagages qu’ils ne quittent pas des yeux.

L’hygiène est redoutable, les fenêtres du train n’ouvrant pas, …quelques contrevenants  ne se gênent pas pour transgresser l’interdiction de fumer ; les latrines à la turque, sont prises d’assaut, laissant s’exhaler  un fumet prégnant. Nous dormons peu, et mal ; le matin venu, nous dévorons des saletés, croquets ou brioches sèches sous blisters,   achetées au préposé du wagon .  Installé sur une des couchettes du bas, un os de cuisse de poulet, puis une peau de banane, enfin un reste de patte de canard  rebondissent sur ma tête ou les épaules, avant d’échoir au sol ou ils seront abandonnés  ; les occupantes édentées des couchettes supérieures ont terminé leur « zaofan «ou, petit déjeuner ;elles  le font savoir en rotant bruyamment puis  en éclatant de rire devant nos mines pour le moins déconfites . .La délégation chinoise, soigneusement groupée de son coté, comporte WsW, Jian Nan, Lian Zhao,  autre disciple, dont nous  avons faire aussi la connaissance l’an passé, plus  le jeune du restaurant.

Vendredi 24 septembre

Le train ne nous emmène pas jusqu’à notre destination finale supposée, soit Linzi ,  province du Chantoung,  bourgade  inconnue, meme de Manu….Nous nous arrêtons, quelque peu interdits, dans une minuscule gare de campagne dont nous n’avons meme pas eu le loisir de voir le nom …L’organisation à la chinoise réserve à tout visiteur son lot d’incertitudes, de surprises, et d’incompréhensions …..Nous y sommes accueillis et scrutés  comme des extra terrestres par des groupes de badauds , jeunes et moins jeunes, ; ils nous dévisagent sans aucune gène, s’esclaffant et nous montrant du doigt,  juchés sur de curieux triporteurs à moteur, pleins de légumes, de fruits,  de volailles, ou remplis par  d’autres types à la mine aussi effarée ….les longs nez , comme nous appellent le chinois, débarquent !!  il m’a semblé que nous étions tombés sur la fin d’un marché, dont les exposants remballaient leur reliquat de marchandise , se consolant de leur méventes par un spectacle inattendu et inédit ; le chef de gare, casquette et fanal en batterie,   élève de Wang Shang Wen, nous invite  spontanément à petit déjeuner dans un restaurant voisin ; il nous y accompagne, délaissant apparemment sans le moindre souci  son service et peut être quelques convois au départ…. nous y dégustons  avec grand appétit de délicieuses  galettes aux légumes et au  bœuf, arrosé d’une soupe au pates…. de quoi bien nous caler l’estomac ; le fait de nous avoir offert à manger est un acte de prime importance pour les chinois ; ils ont tous en tête la terrible famine qui ravageât leur pays au début des années soixante . Manu me dit, juste avant de pénétrer dans le restaurant, qu’il retrouve là  le parfum si typique  de Sa Chine, pour moi indécelable tant je l’ai peu pratiquée, pour lui familière tant il y passé de temps, malgré son jeune âge.

Nous sommes  ensuite, après un première séance photo avec le chef de gare, d’autres types sortis du néant, et la délégation  chinoise,  immédiatement répartis avec sacs et valises dans plusieurs voitures grand modèles, conduites par encore d’autres chinois qui semblent également connaitre Shang Wen ; nous serpentons dangereusement en convoi  , avec force klaxons,  sur de petites routes de campagne de la  Chine profonde, jusqu’ à une ferme auberge que notre chauffeur semble avoir du mal à trouver, tant elle est retirée de la circulation. L’endroit est idéal ; j’ignore qui l’a dégotté, mais il correspond parfaitement au lieu revé pour mener une semaine d’entrainement intensif, dans un endroit typiquement chinois, avec d’authentiques chinois, et leur maitre. Il s’agit d’un groupe de bâtiment   en rez  de chaussée, répartis en fer à cheval, la partie ouverte surplombant  une petite rivière formant une charmante cascade  chutant sur d’énormes rochers, assurant un chant d’eau  continu et apaisant. La cour qui relie les bâtiments contenant les chambres  est  vaste, spacieuse, en terre battue, plantée ca et là de gros arbres dont des plaqueminiers, ou arbres à kakis, offrant ainsi un dôme de verdure assurant ombre et fraicheur ; une lignée exotique  de petites rotondes à toits de chaume pointus, sises en surplomb de la  rivière servent de salle à manger ; des tables rondes et des tabourets en bois y accueillent  jusqu’à huit personnes ; les cotés sont protégés par des moustiquaires. Tous les repas nous y seront servis, l’endroit faisant office d’hôtel restaurant .Nous partageons  ce centre  avec un groupe d’une vingtaine de lycéens  et leur professeur,  engagés dans un stage d’art pictural ; nous les  nous retrouverons occupés à reproduire sur leur tréteaux dressés au quatre coins du site,  la cascade, les arbres ou les rochers environnants, tout au long de notre séjour, en cet endroit bucolique et champêtre , dont  les circonstances à venir ne nous permettront pas de profiter comme nous l’aurions tous souhaité. Nous prenons deux par deux, possession de ce qui  sera notre lieu d’habitation au cours de cette semaine . Je partage avec plaisir ma chambre avec Manu ; le confort et l’hygiène ne sont pas idéaux , tout juste meme acceptables ; il n’y a pas de serviettes dans les salles da bain, la douche se trouve placée au dessus de la cuvette des WC, qui comportent eux meme des traces suspectes ….mais nous sommes tous disposés à passer là-dessus, tant la perspective de travailler sous la direction de Wsw nous excite .Nous nous installons pour notre  premier repas dans notre rotonde privative ; des mets simples nous ont servis tous à la fois, en abondance, à la chinoise ; la délégation de l’empire du milieu s’est regroupée dans une rotonde voisine. ou elle mange en fumant, à moins qu’elle ne fume en mangeant…. Wang Shang Wen nous présente  encore d’autres types qui viennent d’arriver ; tous ont entre trente et cinquante ans, et nous sont présentées comme étant des experts d’arts martiaux dans leur discipline respective, ; il ne nous a  pas été possible de connaitre leur nom ; l’un est expert en lutte chinoise, petite râblé, ressemblant à un mongol des steppes ; il éructe et fume d’abondance ; la rumeur  dit qu’un  jour, il aurait jeté un défi à WsW , et  qu’il aurait reçu là  la plus grosse correction de sa vie …  depuis, il est devenu  élève ;

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Cheng Ming Europe a Lyon, 30-31 ottobre 2010!

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Si è svolto, sotto la guida del M° Paolo Magagnato, il seminario di Taiji della scuola Cheng Ming.

La delegazione italiana è partita nel pomeriggio di venerdì 29 ottobre ed è stata egregiamente ospitata dai “cugini” francesi, per due giorni i partecipanti si sono immersi nella pratica del tai chi chuan (o taijiquan che dir si voglia, c’è sempre l’imbarazzo di come scrivere la romanizzazione del carattere…).

14 ore di allenamento in due giorni, una pratica intensa, piacevole, che fa “sudare la testa” oltre che il corpo.

Alla fine tutti piacevolmente provati e molto contenti, con la consapevolezza di aver fatto tangibili passi avanti nella comprensione della forma nei suoi aspetti tecnici e applicativi.


tra gli italiani erano presenti diversi istruttori, la  loro presenza è stata utile per dare un’accelerazione al lavoro e per mettere alla prova le loro conoscenze. Dove, se non direttamente sul campo, poter verificare la qualità del loro allenamento?

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-- Jean-Claude Guillot, insegnante e promotore dell’associazione Atemi Mont d’Or, ha organizzato al meglio ogni singolo aspetto di questo evento. Occorre dargli inoltre atto di aver saputo creare un gruppo di amici e sinceri praticanti: ognuno di loro, istruttori e allievi, esprime qualità umane e tecniche che sottolineano un buon presente e luminose possibilità future.

-A differenza di molte “realtà marziali”, il gruppo di Jean-Claude riesce a coniugare il sorriso e il piacere di trovarsi in un ambiente amico con un’indubbia serietà nella pratica.

Al giorno d’oggi questo aspetto non è secondario…

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Grazie ancora a tutti i partecipanti. Arrivederci al 12-13 febbraio 2011 !!!

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Notes de stage de Tai chi chuan de style Chen à Pampelune (Espagne )
du 2 au 6 Juillet 2010

 

1-    Pourquoi ce stage
2-    Organisation Institut de recherche de l’application du poing
3-    Participants  -rencontres
4-    Déroulement global du stage 
5-    Réflexions, perspectives, objectifs.

 1-Pourquoi ce stage.

Notre association s’est spécialisée depuis 1993, dans l’étude et la transmission du Tai- chi des synthèses authentiques, qui, comporte une juxtaposition technico-martiales  de séquences  tirées des  quatre grandes familles de Tai- chi, soit le Chen, le Yang, le Wu et le Sun   .

Pour mémoire, cet enchainement fut crée autour des années 1950 , sur l’ile de Taiwan, (Formose), par quelques uns des maitres représentatifs de ces styles, réunis par une proximité culturelle , après  avoir  miraculeusement réussi  à échapper à la frénésie éliminatrice de tous les intellectuels et des gardiens de la tradition, propre au régime de Mao Tse Toung.

 Lassé de voir s éparpiller les trésors de savoir liés à leurs maitres respectifs, au gré des guerres de chapelles  et des alchimies personnelles propres à chaque génération de transmission,  ils tentèrent ainsi de réunifier le Tai- chi en créant de toutes pièces cet enchainement, somme toute assez moderne ; à noter que des élément de Baqua et de Xing Yi  y ont également été incorporés, ce qui en complète sa déjà grande richesse,  donnant ainsi  un aperçu de la profondeur du Wushu  . Plusieurs séquences de ce tai chi étant donc  inspirées  de la pratique Chen, j’ai donc tout  naturellement désiré en savoir plus, en me rapprochant des spécialistes de cette Ecole.

Mes 25 années d’engagement inconditionnel  au sein de l’école de Kenji Tokitsu m’ont également permis d’avoir une approche du Chen, puisque à la fin  des années 1980, nous pratiquions , lors de chaque stage  un long enchainement dynamique de l’école Chen,  que nous appelions, à tort sans doute, d’une manière conjoncturelle , le kata » de l’après midi », la pratique du matin ’étant réservée au  tai- chi des synthèses authentiques  Cette pratique qui m’ a parue  fort constructive car semble t-il  fort bien approchée et assimilée  par KT,  a,   au fur et à mesure de la recherche et des synthèses de ce dernier, été modifiée et nipponisée   en Jisei- Ken, (Ken –Chen) , selon les kata Jisei -Ken shodan, que j’ai moi-même longtemps enseigné,  et Jisei ken nidan, que j’ai renoncé à intégrer, de par son extrême complexité ,  doublée du manque d’accompagnement et de cohérence pédagogique qui caractérise cette Ecole.  Notre départ en 2009 risquait donc de nous couper de cet apprentissages,  de ces acquis, ce qui me semblait fort préjudiciable , tout le temps investi en foi et en heures de pratique ne pouvant décemment être ainsi bradé  ; je m’étais  ainsi toujours promis, dès que l’occasion s’en présenterait, de retourner étudier l’original de cet enchainement avec le maitre chinois qui en était dépositaire, selon la meme démarche que nous avions eue,  pour le Tai- chi des synthèses, et le Yi- chuan.

L’occasion s’est présentée, l’an dernier, lors de la lecture passionnée du livre d’Alain Caudine  disciple français de Maitre Wang Xi’an,  « A la source du Taiji quan » , aux éditions Tredaniel  » Outre le détail précis de l’enchainement, les explicatifs martiaux détaillés,  l’auteur propose dans cet ouvrage une introduction fort intéressante relative à la  dimension énergétique chinoise , outre des précis historiques , cosmogoniques  et anatomiques, qui placent cet enchainement dans son écrin culturel original. J’ai d’ailleurs été amené à  très vivement recommander cet ouvrage lors de la lettre numéro dix de magnitude ((voir sur le site www.atemimontdor.com) ;puis,  j’ai tout simplement pris  contact par courriel  avec l’auteur, avec lequel un dialogue s’est petit à petit instauré, jusqu’à ce que nous convenions que je participe, en aout 2010, à un stage sous sa direction. N’ayant, à mon grand regret pas pu honorer une  invitation de sa part à un stage à Paris  , me voici donc inscrit à celui de Pampelune, du 2 au 6 aout 2010.

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Notes et réflexions  Stage Qi qong et Yi chuan, à Calam,  20 au 24 juillet 2010.

 

 1- Le lieu du stage,  le cadre,  les règles.
2- Participants.
3- Objectif de ce stage
4- Chronologie – reportage, notes, réflexions,
5- Perspectives


1- Le lieu du stage,  le cadre, les règles.

Le centre Calam , centre artistique et littéraire des arts martiaux, situé au lieu dit « Chez Saby », se trouve au cœur même de la   France  ,  au sein champêtre de l’Auvergne profonde, dans un hameau isolé,  près de St Priest des Champs, à 75 km à l’ouest de Clermont Ferrand,

Le lieu est retiré, aux antipodes de l’agitation inhérente à notre mode de vie citadine  ,  loin, des feux de la rampe et des lumières de la ville.

Les fondateurs et animateurs de Calam l’ont voulu ainsi après un long parcours en Europe et en extrême orient -ils ont vécu trois ans au Japon-,  au sein du microcosme des arts martiaux

Ils se sont aussi installés dans cet endroit  afin aussi de bénéficier de la proximité d’un centre de séminaires spécialisés dans la méditation ou vivent  retirés, momentanément ou définitivement,  des moines bouddhistes de nationalités variées ; de nombreux échanges semblent ainsi avoir lieu avec ce centre.

Le cadre

Le lieu m’apparait comme  exceptionnel car il correspond quasiment en tous points avec celui dans lequel je me projette,  dans mes rêves impécunieux, pour y  pratiquer, enseigner, et surtout  vivre retiré.. Christian et Michèle Ribert ont acquis, il y a de cela quelques années cette ferme en pierres  de taille ,située en pleine nature, au centre d’un immense  terrain plat et vert,  ensemble composée de plusieurs  corps de bâtiments, qu’ils ont partiellement  patiemment et superbement  restauré, jusqu’à en faire un lieu d’accueil  plus que propice au recentrage et au retour sur soi…toits pentus  en ardoise d’Auvergne, gros de murs en pierres ancestrales, plafonds à la française,, sol en dallage d’origine,  dojo de cinquante mètres carré chaussé d’un plancher  suspendu faisant face au jardin scrutant le vallonnement auvergnat, propice à l’entrée en communion avec l’horizon, cuisine conviviale flanquée d’une immense cheminée en pierre d’antan.. entre le dojo et la cuisine, un petit bureau- salon accueillant,  aménagé en bibliothèque offre aux stagiaires un havre de  ressourcement littéraire, grâce à des murs tapissés de rayons bourrés à craquer des  ouvrages des plus grands noms de la littérature, mais aussi de plus célèbres traités relatifs aux arts martiaux, énergétiques et à la méditation ; Un  escalier à visse  dessert , à chaque étage,  cinq  douillettes  chambres, individuelles toutes de bois clairs vêtues . Calam ne prend que quelques stagiaires à la foi, selon des tarifs plus qu’abordables, leur philosophie consistant à ne pas éparpiller la transmission à un trop grand nombre , afin d’être certain que le germe du message pénètre bien en chaque cœur présent ; ce stage étant particulièrement rempli, trois d’entre nous logent à quelques centaines de mètres, chez des voisins hollandais ayant acquis le meme genre de paradis rural.

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