Stage de Qi gong Yang Sheng Dirigé par Christian Ribeyre les 8 et 9 mai 2010

 

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Stage de Qi gong Yang Sheng  Dirigé par Christian Ribeyre   les  8 et 9 mai 2010   

 

Participants

Une trentaine, dont une très grande majorité des adhérents du dojo Atemi, issus de toutes les sections,   des enseignants de Sallanches,  de Sisteron, quelques élèves de l’ex- dojo des Charpennes  de Lyon Villeurbanne,  et quelque électrons libres.

 Pourquoi ce stage   ?

Christian Ribeyre   , l’animateur, enseignant professionnel d’art énergétiques et martiaux, rencontré lors d’un voyage en chine en 2009, dirige un centre spécialisé en Auvergne (voir site Calam)   . Il pratique intensément,  depuis fort longtemps, et enseigne  le Qi gong de style Yang- shen  dont l’objectif de santé et dé bien être débouche ultérieurement sur le Da Chen chuan, ou Yi chuan, que nous pratiquons dorénavant intensément lors des cours davantage destinés  à l’aspect martial  . Christian est le disciple direct de feu  maitre Wang Chang Xie, lui-même disciple de Wang Shang zhai , le fondateur de la  méthode du Da Cheng chuan et du Gi gong Yang shen  .

Il m’a donc semblé pertinent de faire appel à  son expérience, à  son niveau, ses compétences tout autant techniques que pédagogiques et surtout humaines.

Notre expérience en Qi  gong avec la méthode du Dr Yayama, sur laquelle nous avons pendant toutes ces dernières années appuyé nos cours, ne nous a pas permis d’évoluer autant que nous le souhaitions ; ceci était essentiellement du à la réserve que j’avais personnellement apposé au principe de » grands messes annuelles »sous  forme de stages couteux et lointains, avec ce praticien dont les compétences pédagogiques et humaines me semblaient coincées entre le nul et le néant. Quant à ses compétences de praticien, je suis  mal placé pour les jauger, mais son amabilité ambiante tranchant on ne peut plus nettement avec son discours de bien être et de don à autrui, m’a  insidieusement conduit à  m’éloigner de ce personnage, comme beaucoup d’autres l’ont fait d’ailleurs. ! peut etre y ai-je perdu, mais je ne le regrette pas !

C’est là la raison pour laquelle je n’ai jamais souhaité être considéré par mes élèves comme un enseignant spécialisé en Qi qong, cette discipline relevant   , tout du moins en ce qui concerne certains de ses exercices ,  comme la petite circulation (Shiao shuten) , à fortiori la grande (tai shuten)   à mon sens,  de compétences que je n’ai pas encore acquis , faute de guide également  compétent.

Il me semble que la capacité qu’à  Christian de savoir  et vouloir  » partager son savoir » avec tous nous permettra, à moi et à ceux qui choisiront de me succéder,  d’évoluer dans des conditions qui ne seront pas confinés par la hiérarchie, le non dit,  le mysticisme , la distance et parfois le mépris . Le savoir doit selon moi être accessible à tous ceux qui se donnent  la peine de le chercher. Le faire savoir devient un devoir pour ceux qui savent, vis-à-vis de ceux qui désirent savoir. Le savoir faire savoir est l’apanage des vrais maitres .

 

 

L’approche de l’enseignant.

Avant tout , il convient selon lui  de se persuader qu’on a une chance inouïe  de pouvoir s’arroger ce temps libre, cette consécration à la culture de notre petit temple intérieur,  selon ce contrat de disponibilité avec soi meme ,  qu’il convient de s’offrir, sans culpabilisation erratique par rapport à des pseudos priorités   afin de pouvoir être, enfin, face à face avec soi. Le travail postural ou travail  sur soi, nous permet, de nous extirper de cet univers de vitesse, dont nous sommes une des multiples particules accélératrices.

Nous sommes ainsi tous experts en matière de dépense d’énergie, mais ne sommes pas aussi compétent pour apprendre à la recréer  et à  l’accumuler. La pratique du Yang shen nous permet de nous familiariser rapidement à cette nécessité.,

La connaissance des méridiens  et points vitaux, doit, selon lui être acquise par l’élève lui-même, qui n’a pas pour cela besoin d’un guide , un manuel faisant parfaitement l’affaire.

L’exactitude de la posture peut, comme nous le savons tous, varier d’un expert à l’autre ; à par partir du moment ou les principes de base en sont respectés, il appartient à chacun de créer sa propre posture, en fonction de sa morphologie, de son âge, de sa santé, sachant que ce que l’un peut faire, n’est pas forcément  accessible à l’autre.

Le rôle du guide consistera donc davantage :

1-A corriger les  grandes lignes de la posture de méditation,  quelle  qu’elle soit,

2- A  enseigner comment  gérer les phénomènes mentaux, sous forme de pensées fugaces, mobiles et dérisoires, qui vont immanquablement venir peupler notre ’esprit voyageur  pendant la pratique, selon la question « que faire de ces idées ». Le guide enseignera à l’élève de ne plus penser à autre chose qu’au fait qu’il n’est plus que deux pieds et deux poumons, qu’il na’ plus de passé modifiable,  puisque celui-ci  est révolu , donc non malléable, pas de futur, puisqu’il celui ci ne peut être anticipé, et qu’être face à soi consiste donc essentiellement  à gérer un présent fait de douleurs, de courbatures, et d’impulsions liées aux cinq types de pensées qui nous assaillent, soient :

 1- Le désir, de faire  autre chose  ,  de trouver milles bonnes raisons de retourner séance tenante dans le tourbillon de vitesse dont nous portons tous  les stigmates.

2- La colère, générée par la nécessité de régler ses comptes, avec soi meme, ou avec les autres, selon si on sait  ou pas se projeter dans le présent immédiat, et ne pas ruminer, selon un esprit d’escalier, des pensées du style « j’aurai du   dire, , ou je vais faire « .

3-L’orgueil, par exemple ,  » tenir tout prix », par rapport aux autres,  la posture lors d’entrainement commun, ce qui constitue une abbhération, dans la mesure ou le principe consiste à ce que chacun fasse selon son âge, selon son état de  santé, son niveau, sa motivation ou la durée, fréquence et intensité de son engagement dans la pratique.

4- L’ ignorance de ce qu’on est vraiment et de quelle manière nous réagirions, selon certaines  circonstances extrêmes que nous n’avons pas encore expérimenté, comme la le danger, la terreur, la maladie, ou la mort.

5-L’angoisse,  de savoir ce qu’on est vraiment, ou celle consistant à constater que notre esprit est incapable de se fixer sur une immobilité momentanée, de comprendre que nous sommes davantage attirée par une fuite toujours  amplement justifiée par nos » priorités », que par un combat avec nous mêmes, avec  nos insuffisances soigneusement dissimilées derrière notre masque social.

 

Quelques indications pour la pratique

Il n’est pas dans mon intention, au travers de ces notes,  de rééditer les principes techniques des différents postures, que nous avons pu , tout du moins pour ce qui concerne certains d’entre nous , assimiler  depuis longtemps, notamment selon le travail effectué pendant de nombreuses années selon les principes glanés dans notre ex –courant de pratique.

Les explications de Christian, les précisions qu’il a apportées constituent un angle de vue complémentaire,  un éclairage frais, composé de nuances, de mots, de métaphores sous tendues de couleurs  insoupçonnées, susceptibles  d’enrichir nos acquis

1-   Postures

-sur deux appuis : Zhang zhuan

Cette posture peut se pratiquer debout, ou assis .sur une chaise

Pour la station debout,

-Trouver son ancrage, avec le bon écart de pieds

-Commencer avec les bras pendants, avec 10 longues respirations, afin d’amorcer le petit ascenseur interne, le poids des bras, avant bras, et des mains semblent entrainer les paupières. afin de se trouver dans un état de plus grand détente et de disponibilité.

- Puis monter les bras en posture cerclée, comme si ils n’y avaient aucun poids, aucune résistance, en s’appuyant sur l’air.

-S’installer dans la durabilité, sans passé, sans futur, selon un présent dénué de désir, de colère, d’orgueil, d’ignorance ou d’angoisse

-Respirer profondément avec l’abdomen, soit en fait, selon  la sollicitation des lobes inférieurs des poumons, générant ainsi un plus grand volume d’air,  synonymes de transformation en bonne énergie interne

- La sensation naissante de ligne centrale (ligne médiane, ou ligne de méditation)  permet de pousser le point extrême de la tète en directions du ciel (bai hui) et le coccyx vers le sol (hui yin)

- A chaque inspiration s’évertuer à imaginer que l’on est léger et volatile (yang), à contrario, lors de chaque expiration,  imaginer que l’on s’enfonce dans le sol,  (yin)

L’équilibre subtil, sceau  pointu de l’orfèvre interne, constitue la garantie de sensation de bien être, et  ultérieurement, sous réserve de pratique régulière, de meilleure santé

-Dans un premier temps imaginer que l’on tient une balle de papier dans chaque main, selon une sensation d’extrême légèreté, de fragilité, de volatilité

-Dans un second temps, imaginé tenir un objet lourd, fixé par la rectitude spinale  que nous nous efforçons de conserver.

-Avant de succomber à la tentation de baisser les bras et de « faire vite autre chose » , bien penser à effectuer 21 longues respiration profondes, afin de se rendre compte souvent que l’on peut, ou veut encore tenir, et que la douleur que nous avons mentalement installée, n’est somme toute qu’une vue de l’esprit affectée  par les impulsions liées aux cinq fuites.

En position assise, le meme travail peut être effectué, avec un appui sur les talons lors de l’inspiration, un reposé des pieds à plat pour l’expiration.

Le travail de la  sphère, ou boule de ki ) s’avère très pertinent en position assise

Il consiste à former avec les mains mises en formes arrondies, une boule ou sphère imaginaire que l’on tourner sur les plans del’espace, frontal, sagittal, transversal, jusqu’à ressentir une concrétion chaude entre les doigts.

Cet exercice effectué les yeux fermés, permet d’oublier le défilé des de vagues émotionnelles en portant notre attention sur la création d’une sensation

Il est très apaisant, et peut également se pratiquer debout.

 

Posture sur quatre appuis, avec les mains à plat en direction du sol, à hauteur des hanches, coudes tournés vers l’extérieur.

Imaginer que personne, ni rien ne peut nous déstabiliser

Les deux mains à plat poussent vers l’appui, ou l’une, puis l’autre, le regard stable, portant loin.

 

Postures sur un appui , bouclier et  lance, Maotunzhuang (70-30)

Descendre sur les « cua », ou plis de l’aine, mais en pensant bien à faire tirer le bras du meme coté en arrière , afin de bien créer la sensation d’accumulation,  comme celle de l’arc bandé. La main avant se trouve bien au dessus du pied avant, et crée la tenségrité avec la min arrière. Le regard est dirigé vers cette main

 Installer la détermination mentale, (Yi) et respirer profondément en centrant son souffle sur la ligne comprise entre le sommet de la tète, le coccyx et  le pied d’appui arrière .

 

Posture sur un appui avec les mains vers l’avant, tenir le bébé, ou tuo bao bei Zhang

Penser à tirer les poignets, vers le bas et vers  l’arrière comme si on voulait crocheter ., tout  en poussant mentalement les doigts en avant.

Il s’agit de diriger l’énergie  vers l’avant , vers l’arrière, mais aussi vers le haut, le bas, l’extérieur et l’intérieur, et de demeurer immobile jusqu’à ressentir la multidirectionnalité de la posture des mains, c'est-à-dire être en mesure de sortir une force omniprésente, à la fois sur les trois plans del’espace et leur deux sens .

 

 

L’objectif de ce travail , quelque soit la posture concernée, réside dans notre capacité à scanner, introspecter,  déceler, traquer,  identifier,  visiter, éradiquer  nos tensions internes, mentales, liées au passé, au futur, puis à les  gérer  dans le présent, conférant à notre travail une  écclectique dimension de compromis entre le spatial et le temporel

 

.2- Marches attentives : Mucabu (prononcer Moussabou)

Marche linéaire mucabu simple

Le travail obtenu grâce à la répétition des exercices de posture  doit ensuit être exploité dans un déplacement lent, dont le principe va consister à conserver la rectitude spinale conférée par la posture méditative.

Il convient de transférer le poids du corps sur une jambe, qui devient ainsi remplie (yin), alors que l’autre, allégée (lège, vide de poids, yang), peut s’envoler à partir d’une subtile impulsion de la taille. Le buste ne doit alors en aucun cas dépasser la limite de l’extrémité de la rotule de la jambe avant, afin de ne pas mettre notre équilibre en péril.

Christian nous propose une image mentale selon laquelle  l’allégorie  du saumon remontant le cours de la rivière peut nous aider à créer une force contraire au sens de  nôtre marche ; cette résistance est alors contrariée par la poussée en avant de notre jambe mobile, qui effectue un pas glissé, jusqu’à la position relai avec l’autre jambe d’appui, puis un circulaire contrôlé pour entamer le pas suivant

La jambe mobile deviendra  alors celle d’appui, et inversement.

 A chaque instant, notre esprit contrôlant notre pas, notre équilibre grâce à son attentisme ambiant, peut nous dicter de changer de sens ou de direction, sans que  cela n’affecte en rien notre équilibre, ou ne provoque le moindre trouble.

Il s’agit, lors de cette marche attentive de se sentir présent, de se sentir vivant, créatif et assuré. plusieurs arrêt sur image étant possible , à n’importe quel moment, du fait de l’extrême ralenti qu’il est conseillé d’apposer à sa pratique

Selon ma compréhension, j’observe que cette meme attention doit être apposée à notre travail de tai chi, ce qui constitue sans doute une des raisons pour lesquelles il est ralenti.

 

Marche en cercle , ou Pacuabu.

Les mains peuvent choir le long du buste, ou être placées selon la posture consistant à avoir le bras avant en cercle à plat , paume ouverte tournée vers le partenaire, bras arrière un peu plus  bas, formant un cercle non fermé avec l’autre bras.

Le pas est circulaire, de par le travail du pied extérieur, le pied intérieur devant se déplacer systématiquement en ligne droite

La marche est chaloupée, le pas s’enfonçant bien dans le sol , la tète poussant vers le ciel, le buste léger et surtout droit

Le changement de direction s’effectue selon une modification de direction des pieds, comme s’ils repartaient à contre courant du cercle

Ces exercice, base du Pakua chuan, est d’une grande richesse, qu’il soit effectué seul, ou avec un partenaire, avec ou sans contact

 

Le fait de tourner en regardant la main arrière nous amène à une perte de repères spatio-temporels propre au jaillissement de spontanéité .

Lors du travail par deux, il est également impératif d’installer, outre celle que l’on appose sur soi meme, une extrême vigilance quant à l’équilibre, la rectitude, la plénitude, la présence de son partenaire.

2-   Essais de force,( shi li.)

a-      le crochet et la lime ( goucouo shi li ) plan frontal, avant arrière.

Cet essai de force, selon un exercice répétitif, s’apparente à la dernière posture décrite,

Tuobaobei, ; il consiste à tirer, pousser, sans césure de présence entre la fin de la poussée et de la tirée, ou le contraire, sans rupture de  concentration ou de respiration entre l’expiration-(poussée-baissée, et l’inspiration-accumulation –montée.

Il convient de bien garder le poids sur les sur les talons lors dela tirée, sur les orteils lors de la poussé. Plusieurs séries de six mouvement sont conseillées, à vitesse le plus lent possible .Cet exercice doit surtout être pratiqué, selon un approche plus martiale, sur la posture maotunzhang , sur un jambe, puis sur l’autre.

b-      La vague, ou bo lang shi li, plan sagittal, haut et bas.

Cet essai de force peut également être effectué pied parallèle, ou sur un appui.

Le principe consiste à imaginer l’effet de la vague, selon une prime impulsion donnée par le buste,  retenu par le dos, selon un trajet ovale, puis se transmettant aux bras, placés de telle façon que les doigts remontent près des yeux , les coudes écartés, paumes face aux visage.,  comme un rouleau marin qui enfle, s’arrondit, accumulant  une force inouï , avant de s’abattre lourdement, sans retenue, sur la grève,, ceci étant figuré par le travail des bras qui descendent ,, et restituent  une force augmentée par le retrait du buste et de la tète  en arrière, selon le principe de la  tenségrité . A noter que lors de l’élévation en cloche des bras, le buste descend, les jambes fléchissent, afin de créer la meme force compensatoire. Au fur et à mesure des répétitions, il convient d’intensifier, de densifier son rapport  à l’air, que l’on doit sentir devenir de plus  en plus opaque.

Lors de la montée des bras, la hanche opposée à la jambe d’appui vient passer devant afin de contribuer elle aussi à cette sensation d’accumulation.

Le même exercice  doit être effectué sur le déplacement « mucabu ».

c-      Le drapeau dans le vent, ou fengfan shi li, plan transversal, extérieur, intérieur.

Le principe d’équilibre des forces , de participation de la hanche avant à l’accumulation, sont les mêmes, , seul le trajet des bras change, selon un itinéraire intérieur-extérieur ,, paumes face à face, bras tendus devant à hauteur plexus,  qui s’écartent  largement vers l’extérieur, puis se referment vers l’intérieur,  comme si on voulait éclater un sac de papier gonflé d’air.

Le meme essai de force peut être travaillé sur le déplacement « mucabu »

d-      La tortue  sort sa tète de l’eau, ou jinguichushui, plans  multidirectionnels

Cet exercice  constitue à mon sens une difficile synthèse de ceux précédemment décrits ; il convient de garder les bras dirigés devant soi, su la posture maotungzhuang, paumes à plat endirection du sol

Tirer le buste en arrière, sans bouger les bras, en fléchissant sur la jambe arrière, la tète toujours protégée par le bouclier des mains,, puis revenir vers l’avant, comme un tortue qui remonte à la surface de l’eau pour aller y chercher sa pitance, les mains n’ayant presque pas bougé par elle-même, le buste étant poussé par le jambe arrière

Cet exercice, d’une richesse mais d’une complexité inouïe, peut être exécutée selon la marche Mugabe, , et doit etre pratiqué », su place, sur une jambe, puis sur l’autre.

 

 

Réflexions personnelles.

Ce stage a beaucoup plus à quasiment ous les participants,  malgré la familiarité des exercices qui y ont été abordés  , aussi bien lors de mes cours ou modestes ateliers, que lors de stages avec le maitre de notre précédent courant de pratique , encore que celui ci  nous ait  emmené vers l’aspect essentiellement martial de cette pratique , tout comme d’ailleurs Wang Shang Wen en Chine, l’été dernier.

Il me semble que ceci peut être du à un certain nombre de facteurs que je vais m’efforcer d’analyser, ceci  n’engageant bien évidement que moi.

Tout d’abord, cet animateur est de confession  bouddhiste, pratiquant actif, cultivant l’art de la retraite six mois par an avec  son épouse, dans son centre volontairement isolé ; meme s’il nous affirme que cela ne nous regarde en rien, et n’influe en rien sur son attitude  à notre égard,  il m’a semblé percevoir dans son approche pédagogique un réel désir de prendre en charge tous les participants, sans laisser personne de coté, afin que chacun puisse sentir que cette pratique est aussi pour lui, malgré ses handicaps, ou la barrière  intellectuelle auto- apposée ….(je n’y arrive paaas… !!!) .

Christian s’est efforcé  de parler à tout un chacun,  de toucher,  de conseiller chacune, se rendant ainsi très vite compte  quel type de  difficulté la personne  approchée pouvait développer ; en un mot comme en cent,  cette attitude ne relève t’elle pas de la dimension de compassion dont sa religion est empreinte ? Savoir  éradiquer un doute, une crainte,  d’un simple sourire, d’un encouragement, d’une proximité  bienveillante autant physique que verbale, abat très rapidement , les barrière de retenue  comportementale propre à l’accès de la  fugace éternité  que nous recherchons dans la pratique de la  posture .Il a répondu à toutes les question qui lui ont été posées, avant, pendant ou après le stage, d’une manière simple, franche, directe, occultant ainsi d’emblée   l’installation d’’une  relation Maitre –élève à mon sens préjudiciable à la transmission de cœur à cœur,  entretenant par ailleurs  une dimension hiérarchique impropre au type de démocratie que nos grands pères ont réussi à instaurer.

Il a posé des questions auxquelles il nous a été possible de proposer des réponses, participant ainsi à la compréhension générale de l’orientation et de l’objectif de ce stage, parmi les plus riches que nous ayons jamais eu.

Ensuite, Christian Ribeyre est le disciple authentique d’un maitre chinois aujourd’hui disparu, avec lequel il a étudié pendant 25 ans, au point que ce maitre le considérait, juste avant sa mort, comme quelqu’un de sa famille  (Jia ren).

Encore une fois, la notion de hiérarchie  étant ainsi éradiquée, ce qui  n’exclut bien entendu  en rien le respect du à quelqu’un étant devant nous sur la voie, il lui a été  possible de recueillir un enseignement original direct, se rapprochant  de celui du fondateur, enseignement , non interprété ou adapté à la sensibilité d’une autre culture

 

Ce stage , nous permet à mon sens, de compléter le réseau  que nous sommes en train de tisser ensemble, dont l’objectif est de donner à notre association un orientation cohérente,  sur la base dela pratique d’un Qi Qong  apposable  à notre taïchi, le principe étant que chacune de ses séquences doit devenir un sh li potentiel,   également transposable à notre étude martiale basée maintenant sur le Yi chuan, ou da Cheng chuan. J’ai ainsi décidé d’aller un peu plus loin, et de suivre , pour voir , un stage d’été de cinq jours sous la direction de Christian, en Auvergne du 21 au 26 juillet prochain

Je serai accompagné par Olivier Debiais , 20 ans, élément prometteur,  formé au dojo, futur enseignant. Tout ceux d’entre vous désireux de nous  accompagner seront les  bienvenus (es.)

 

Jean -Claude Guillot, fait à  St Germain au Mont d’or le 13 mai 2010.